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BFR en passif

Le BFR en passif ? Pourquoi faire ? Il peut être utilisé chez un patient immobilisé par exemple, qui ne présente pas de facteur de risque.

Le premier protocole a été développé par le Dr Takarada, il consiste en 5 minutes de restriction de flux, suivi par 3 minutes de reperfusion appliqué 3 à 4 fois.1 Ce protocole a ensuite été étudié sur des fréquences de 1 à 2 fois par jour sur des périodes de 1 à 8 semaines. Concernant les modalités, les pressions utilisées varient de 50 mmHg2 à 260 mmHg1 pour certains participants, il n’y a actuellement pas de consensus sur la pression à utiliser, et la différence d’efficacité en fonction des temps d’occlusion et reperfusion n’a à notre connaissance pas encore été étudié.

La technique de BFR en passif a montré des effets sur l’amélioration des capacités oxydatives des muscles squelettiques et sur les capacités vasculaires, notamment sur la conductance vasculaire qui dans une étude a augmenté d’environ 14% en 7 jours.3,4 D’ailleurs, des améliorations ont également été noté sur des protocoles de 4 semaines5 et 8 semaines.3

Le BFR en passif a donc un effet positif sur le plan vasculaire, mais qu’en est t’il du plan cellulaire, permet-il de maintenir la masse musculaire chez un patient immobilisé qui ne peut faire que du BFR passif ?

Il semblerait qu’il diminue la perte musculaire mais ne permettrait pas de l’empêcher complétement.  9,10,11,12

 

Dans quels cas l’appliquer ? 

Une équipe brésilienne l’a utilisé couplé à de la mobilisation passive sur des personnes âgées en soins intensifs, ce qui a permis de réduire la perte musculaire. [12]

Une seconde étude l’a étudié en immobilisant la cheville de patients avec un plâtre pendant 2 semaines. Un groupe a suivi un protocole de BFR et l’autre groupe a suivi un protocole de contraction isométrique des extenseur/fléchisseur du genou et fléchisseur plantaire de la cheville. Les patients ayant suivi le protocole BFR ont obtenu une diminution de la perte musculaire comparé à l’autre groupe. [10]

Ajout de l'électrostimulation

En 2016, une étude a comparé un protocole de faible intensité en BFR avec électrostimulation et électrostimulation seule chez des patients atteints de lésion spinale. Sur 6 semaines, le protocole couplé au BFR a obtenu une augmentation du diamètre du long extenseur radial du carpe de 17% plus importante que le protocole d’électrostimulation non couplé au BFR. On note que l’amélioration concerne les fibres musculaires lentes et rapides.8 De plus les patients ayant suivi le protocole couplé au BFR ont montré une augmentation significative de leurs capacités vasculaires.6  

Une seconde étude réalisée sur des jeunes hommes non entrainés a testé l’électrostimulation passive (sans contraction musculaire volontaire) couplé au BFR. Ils ont obtenu une amélioration de l’épaisseur (3,9%), de la force isométrique (14,2%), de la force isocinétique (7% à 90°/s et 8,3% à 180°/s) en 2 semaines. Le groupe avec l’électrostimulation seul n’a quant à lui eu aucune modification significative.

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