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Diagnostic de la douleur talo-plantaire

Histoire de la pathologie

Comment ça a commencé ?

En général le début est plutôt insidieux.

Si le patient a senti un traumatisme bien précis, il y aura surement une lésion du fascia plantaire de type déchirure.

Où est située la douleur ?

Comme nous l’avons vu précédemment, la douleur est sur la partie proximal du fascia plantaire, sur la partie antéro-médiale du calcanéus. Parfois la douleur n’est pas précisément au niveau de l’insertion, mais plutôt au niveau postérieur du calcanéus, alors on essayera de faire la différence avec une problématique d’Achille par exemple grâce à la palpation.

Est-ce que la douleur est constante ou est-ce qu’elle est intermittente ?

Si la douleur est constante, même la nuit, alors on peut considérer qu’il y a un red flag, il faudra mieux vérifier s’il n’y a pas de fracture de fatigue par exemple, parce qu’en général, la douleur du fascia plantaire est très mécanique, elle se déclenche uniquement lors de la mise en tension ou l’appui de celle-ci.

Qu’est-ce qui aggrave la douleur ?

Est-ce qu’il y a des activités qui aggravent la douleur immédiatement, ou alors qui l’aggravent à retardement ? Par exemple le lendemain ? C’est important de déterminer quelles activités ont cet impact car on devra les limiter pendant la première phase de la rééducation.

Qu’est ce qui soulage la douleur ?

Est-ce que le patient a essayé de se soigner lui-même, est-ce que la glace lui fait du bien ? ou un massage sous le pied avec une balle ? C’est des petits éléments qui montrent que le patient a commencé à se prendre en charge lui-même, ce qui est de bon pronostic pour l’auto-rééducation.

Palpation

Au niveau de la sensibilité à la pression, cette image reflète ce que l’on retrouve chez les patients atteints d’une douleur talo-plantaire1 :

Dans cette étude les patients étaient atteints d’une douleur talo-plantaire unilatérale, mais on voit clairement que la douleur à la pression est augmentée de manière bilatérale.

Imagerie

Une personne avec une douleur talo-plantaire a 105 fois plus de chance d’avoir une augmentation de l’épaisseur du fascia plantaire supérieure à 4 millimètres par rapport aux personnes non douloureuses.

La lettre A correspond au calcanéum et la lettre B au fascia plantaire. Le diagnostic se fait en mesurant la distance entre le calcanéum et la partie superficielle du fascia plantaire. Image provenant de 2

L’IRM peut également permettre de poser le diagnostic :

La grande flèche blanche indique l’épaississement du fascia plantaire. Image provenant de3 

Suivi du patient

Le Foot Health Status Questionnaire (FHSQ) est un questionnaire développé et validé en anglais spécialement pour les douleur talo-plantaire. Il est disponible ici sur le site officiel

Via ce questionnaire le praticien peut évaluer la douleur ressentie au niveau du pied, l’impact sur la fonction, le port de chaussures et plus généralement la perception par le patient de sa santé de ses pieds. 

Ce questionnaire a été traduit en plusieurs langues, mais pas encore en français. Nous ne manquerons pas de vous le signaler quand ça sera le cas. 

 

En attendant le FHSQ version française, nous vous proposons d’utiliser le FFI ou Indice fonctionnel du pied, qui a été validé en français en 2015 [4]. Il s’agit d’analyser les 3 grands domaines entourant les pathologies du pied : la douleur, le handicap et la restriction d’activité. 

Le questionnaire est simple à remplir pour le patient et se reporte à sa douleur ressentie la semaine précédente avec des réponses comprises entre 0 et 10. 

Il permet de mettre en place un suivi avec une possibilité de calculer les sous-scores par catégorie. 

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