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Neuropathie de Baxter : 20% des douleurs talo-plantaire persistante

Qu'est-ce qu'un trigger point ?

Un Trigger Point est défini comme un point hypersensible d’une fibre tendue d’un muscle squelettique douloureux lors de la stimulation mécanique de celle-ci et provoquant une douleur référée[1]. Cliniquement, un Trigger Point est considéré comme actif lorsque la douleur référée provoquée lors de l’examen reproduit les symptômes ressenti par le patient et reconnu comme une douleur familière. Un Trigger Point est considéré comme latent lorsque la douleur référée ne reproduit aucun symptôme ressenti par un sujet [1]. Fait intéressant, la distinction clinique entre les points déclencheurs actifs et latents a été corroborée par une étude biochimique dans laquelle des niveaux plus élevés de plusieurs médiateurs chimiques tels que la bradykinine, la substance P et la sérotonine a été trouvée dans les points déclencheurs actifs par rapport aux Trigger Points ou non-Trigger Points [2]. 

Trigger point et douleur talo-plantaire

Le docteur Simons et son équipe ont suggéré que les trigger points pourraient être impliqué dans le développement des douleurs talo-plantaire. 

Dans ce chapitre nous allons nous intéresser à une étude qui à chercher à déterminer si chez des patients ayant un diagnostic clinique de douleur talo-plantaire, la palpation de 4 trigger points stratégiques reproduisait la même symptomatologie que la douleur de consultation, ceci dans un but d’associé ou pas la douleur talo-plantaire à des trigger points actifs.

Les 3 muscles sélectionnés sont le court fléchisseur de l’hallux, l’adducteur de l’hallux et le carré plantaire et enfin de gastrocnémien médial. Le diagnostic des trigger points a été réalisé selon les critères décrit par Simons et al. [1] et recommandé dans une étude de 2018 [4] :

1. Présence d’une taut band (corde musculaire dure)

2. Présence d’un point douloureux dans cette corde musculaire dure

3. Présence d’une douleur référé lors d’une pression manuelle du Trigger Point

Dans l’étude, le Trigger Point était considéré comme actif si la douleur référé reproduisait les symptômes cliniques du patient, et latent si la douleur référé ne correspondait à aucun des symptômes du patient.

L’examination a été faite de cette manière : L’examinateur (ayant minimum 15 de pratique de trigger point) n’était pas au courant de la cause de consultation du patient, il trouvé les 4 triggers points et demandé à chaque fois : « Quand j’ai appuyé sur le muscle, avait vous senti de la douleur juste localement ou dans une une zone ? » Ensuite il était demandé au patient de dessiner la douleur sur une charte anatomique. Voici ce qui a été obtenu [5]:

Court fléchisseur de l’hallux et adducteur de l’hallux

Carré plantaire

Gastrocnémien médial

La douleur référé produite par les Trigger Points actifs ont reproduit les symptômes des patients avec des douleurs talo-plantaire. Le nombre de Trigger Points actifs étaient également associé avec l’intensité de la douleur et corrélé au handicap.

C’est donc un indice en faveur de l’intérêt du traitement de ces Trigger Points lors de la présence de douleur talo-plantaire. 

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