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Epidémiologie de la rupture du tendon d’Achille

La fréquence de rupture du tendon d’Achille est en augmentation constante, on ne sait pas exactement pourquoi, mais on pense que c’est dû à l’augmentation constante de personnes âgées participant à des activités sportives à risque.5

Sur les data de l’équipe du docteur Lantto, on voit clairement qu’il y a un pic entre 30 et 39 ans et entre un deuxième pic entre 70 et 79 ans.1

Les hommes sont plus affectés que les femmes, au début on pensait que c’était uniquement dû au type de sport pratiqué. Par contre quand on regarde dans un même sport la probabilité de rupture du tendon d’Achille entre homme et femme, on obtient toujours une plus faible probabilité chez les femmes, donc c’est que ce n’est pas seulement dû au sport pratiqué. Beaucoup d’études ont cherché à trouver d’autres facteurs, mais pour le moment il n’y a pas vraiment de résultat clair au niveau biologique. Par contre, le fait que les femmes développent en moyenne moins de force que les hommes peut être un facteur déterminant sur cette disparité. 

Voici justement la répartition des ruptures au sein des différents sports chez les Danois.3

 

Alors bien sûr ça dépend du nombre d’adhérents dans chaque discipline, c’est sûr que s’il y a 10 fois plus de joueurs de basket que de tennis, il y aura plus de ruptures au basket qu’au tennis. Mais le point commun des sports à risque est le mécanisme d’hyper flexion dorsale en excentrique.

Facteurs de risques spécifiques :

Une étude réalisée en Norvège montre que les personnes qui ont déjà eu une rupture du tendon d’Achille ont presque 200 fois plus de risques d’avoir une rupture du côté controlatéral, ce qui est énorme ! Donc lorsqu’un patient a déjà eu une rupture, il est intéressant d’avoir une imagerie de l’autre tendon pour voir l’état dégénératif et si c’est le cas, lancer un protocole de renforcement du tendon pour prévenir la rupture.4

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