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La pratique d’une activité sportive adaptée chez les blessés médullaires

Un handisport est l’ensemble des activités sportives pratiquées par les handicapés physiques et visuels. (définition du Larousse).

 

Nous vous proposons ci-après une interview de Jean-Louis Granzotto, entraineur du Toulouse Iron Club – https://www.toulouseic.fr/ – de Véronique, la kiné du club et de Lucille une professeur en APA. 

Tous trois travaillent avec Aurélie à la clinique de Verdaich. 

 

Corentin pratique le rugby fauteuil.

Ce sport nécessite l’utilisation de fauteuils adaptés, type « sport ».

Jean-Louis a participé aux jeux paralympiques pour le tennis.

Depuis 1954, date de création de l’Association des Mutilés de France, le mouvement sportif Handisport a connu une importante évolution. En 1963, elle devient la Fédération Française Sportive des Handicapés Physiques (FFSHP). Depuis 1977 elle porte le nom de FFH (Fédération Française de Handisport), et elle intègre en 2008 la Fédération Sportive des Sourds de France (où jusqu’alors les personnes sourdes n’étaient pas inclues dans la FFH).

Trente disciplines sportives sont représentées dans le handisport : escrime, basket, tennis, équitation, boccia… On compte en France 35 000 licenciés et plus de 60 000 pratiquants.

Voici les sports qu’un paraplégique ou qu’un tétraplégique peut pratiquer :

Toutes les informations sont disponibles sur https://www.handisport.org/. Ce site permet également de trouver les clubs proches du domicile des patients. Les prochaines journées nationales handisport auront lieu du 13 au 16 avril 2022, près de Nantes.

 

Il existe également des comités régionaux, qui ont pour but de rendre accessible au plus grand nombre la pratique physique et sportive pour les personnes en situation de handicap physique, visuel et auditif (http://www.handisportoccitanie.org/).

 

Ces sports sont également disputés à titre international lors des jeux paralympiques.

C’est depuis les jeux de Londres en 2012 d’ailleurs que la médiatisation du handisport a été de plus en plus importante. En effet, c’est ainsi le sport, le dépassement et les résultats des sportifs qui ont été mis en avant, plus que leurs handicaps.

 

 

De plus en plus de piscines municipales sont également équipées de mises à l’eau adaptées, ce qui permet une pratique physique simple et demandant peu de matériel au patient.

Dans tous les cas, chaque club s’adapte aux handicaps du patient, mais surtout à ses incroyables possibilités physiques restantes, et à ses envies de s’investir et de pratiquer une activité physique adaptée. Aux kinés à accompagner au mieux les patients qu’il suit en libéral afin de prévenir d’éventuelles douleurs, notamment aux épaules. Pousser le patient vers une discipline sportive ne peut être qu’un plus, une partie intégrante de la réadaptation, à la fois sur le plan social et sur le plan de l’acceptation et de l’enrichissement de soi.

 Un article publié en juin 2021 (Journal Medi-Sphere) traite également de ce sujet: DOSSIER JEUX PARALYMPIQUES PARAPLÉGIE ET SPORT : PLUS QU’UNE NÉCESSITÉ, UNE ÉVIDENCE Dr Dominique-Jean Bouilliez, d’après une interview avec le Dr Sophie Lambrecht 

“Maintenir une activité physique régulière est vital pour les patients car cela recrée de la masse musculaire et favorise la circulation sanguine, ce qui permet de réduire les maladies liées à l’immobilité, notamment les escarres, les problèmes de tension sanguine et de fragilité osseuse, ainsi que la spasticité musculaire. De plus, c’est une activité valorisante pour les personnes paraplégiques, avec une incidence positive sur le bien-être. 

La généralisation de l’activité physique fait partie intégrante du programme de revalidation. Les bienfaits généraux sont connus: bouger permet d’être mieux physiquement et psychologiquement, diminue le risque de cancer et de maladie cardiovasculaire, permet le maintien du poids, et améliore la qualité du sommeil et l’estime de soi.

Le niveau fonctionnel auquel se situe l’athlète lui permettra alors d’identifier le groupe avec lequel il sera autorisé à concourir.

Chez les paraplégiques en chaise roulante, on veillera aussi à une bonne prévention des lésions, des inflammations et des contractures au niveau de la nuque, car ils utilisent beaucoup leurs muscles antérieurs, en demandant au kinésithérapeute de relaxer au maximum les muscles du haut du dos et de la nuque et de prévenir les risques d’escarre et les infections urinaires ainsi que le risque de fracture lors des chutes du fait de l’ostéoporose.

La dysautonomie (ou HRA déjà vue dans les complications des BM) est un autre problème classique, car les douleurs d’origine infralésionnelles ne sont pas perçues: vessie trop remplie, lésion cutanée enflammée ou infectée, fracture, tendinite… Elles se traduisent par une vasoconstriction globale avec hypertension, qui peut être sévère, auquel cas il s’agit d’une urgence médicale, car le risque d’hémorragie intracrânienne est bien réel. Le premier réflexe en cas d’hypertension sera de relever le patient paraplégique, en position debout lorsque c’est possible, sinon en position assise afin de provoquer une hypotension orthostatique. Ensuite on traitera la cause.

Un accent particulier est mis sur l’adaptation à la chaleur, car les patients-athlètes ont des problèmes de thermorégulation et sont donc à risque d’hyperthermie. C’est surtout le cas des athlètes qui font du cyclisme sur route en handy-bike, car ils sont très bas sur le sol, et donc beaucoup plus soumis aux phénomènes de réverbération.”

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