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Le Blood Flow Restriction après rupture du tendon d’Achille : Etude de cas

Dans ce chapitre nous allons étudier 2 cas de rupture du tendon d’Achille traité dans le cadre d’un protocole BFR.

Cas n°1

Le premier cas s’agit d’un militaire de 29 ans dont le tendon d’Achille s’est rompu lors d’un match de foot. Il s’est d’abord fait opérer du tendon d’Achille mais a eu une infection qui a nécessité une seconde opération pour débrider les tissus infectés 3 semaines après. Il a ensuite commencé un traitement conservateur. 6 mois après l’opération, il avait toujours une grosse faiblesse de la flexion plantaire et de la dorsiflexion. La marche était douloureuse et la phase de propulsion (push off terminal stance) difficile, il se servait donc également d’une canne pour l’aider à se déplacer.

Ses amplitudes articulaires étaient de 10° et 60°. Concernant la force musculaire, elle a été testé sur machine isocinétique avant et après le protocole de rééducation BFR. Le choix c’est porté sur le BFR compte tenu du gros déficit de force et de capacités fonctionnel du patient. La pression utilisé au niveau de la bande d’occlusion a été de 80% de la pression nécessaire à l’occlusion totale de l’artère tibiale postérieur. Dans son cas, la pression nécessaire à l’occlusion était 225 mmHg, donc les exercices étaient réalisés à 180 mmHg. La bande d’occlusion était placé à la base de sa hanche.

Le 1 RM a été déterminé par la charge maximale que le patient pouvait pousser en se sentant en sécurité par rapport à son tendon.

Le protocole consistait en 1 série de 30 répétitions et 3 séries de 15 répétitions à 30% de 1 RM de 2 exercices de flexion plantaire, un genou tendu et l’autre genou fléchi.

Au bout de 5 semaines, sur la machine isocinétique, à 60°/s, donc à faible vitesse, son pic de force a augmenté de 522% et sa force total de 4475%, et à vitesse rapide, 120°/s, son pic de force a augmenté de 108,9% et sa force totale de 211%.

Malgré cette augmentation de force, il a toujours une déficit par rapport au membre controlatérale, mais il peut a présent marcher sans canne et recourir.

Cas n°2

Le 2ème cas concerne un patient âgé de 38 ans, qui a d’abord eu une rupture tendineuse du côté droit durant un sprint. Celui-ci a été opéré puis rééduqué, il a récupéré lentement et a gardé des douleur et de la raideur dans le tendon. 8 mois après l’opération, lors de box jump, le patient ressent un pop du côté opposé à l’opération. Après examen on découvre une rupture tendineuse du côté gauche, du côté opposé à l’opération. Le patient préfère alors une prise en charge conservatrice, avec immobilisation précause suivi par un programme de rééducation accéléré. A 4 mois, le patient n’a plus de douleur et peut remarché mais ne peut plus courir à cause du manque de force du membre inférieur gauche. Il arrive à monter sur la pointe des pied 13 fois du côté gauche contre 36 du côté droit.

Il a donc commencé le même programme de BFR que le 1er cas. Après 6 semaine, sa force a augmenté de 55,8% à vitesse faible et 47,1% à vitesse rapide et sa puissance à augmenté de 68,8% à vitesse lente et de 78,7% à vitesse rapide. Le patient n’a pas eu d’effet indésirable et a pu recommencer à courir.

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