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Les voies descendantes

Section de la moelle épinière (schéma)

Il existe deux voies motrices principales :

– la voie pyramidale : pour la motricité volontaire pour tout ce qui est fin et précis,

– la voie extra-pyramidale : pour la motricité semi-volontaire et automatique. Elle correspond à tout ce qui est automatique et involontaire, par opposition à la voie pyramidale. Anatomiquement plus complexe que cette dernière, la voie extrapyramidale met en jeu plusieurs voies et des systèmes de relais plus complexes. Leurs synapses sont plus complexes, avec des systèmes d’inhibition et de rétroactivité.

La voie extra pyramidale comprend, entre autres:

>La voie rubrospinale

>La voie vestibulospinale

>La voie culliculospinale

>La voie réticulospinale.

Le cortex moteur

La première description des neurones pyramidaux du cortex moteur primaire furent décrits par l’anatomiste Vladimir Betz en 1874. C’est pourquoi ces cellules sont encore nommées « cellules de Betz ».


Les neurones pyramidaux doivent parcourir une longue distance par l’intermédiaire du motoneurone. On distingue deux voies pyramidales descendantes :

– La voie corticobulbaire : les motoneurones sont situés dans les noyaux du tronc cérébral. Ceux-ci stimulent les muscles du visage, de la mâchoire, de la langue et du pharynx par l’intermédiaire des nerfs crâniens.

– La voie corticospinale : stimule quant à elle les motoneurones responsables du mouvement des membres et qui sont situés dans la moelle épinière.

La voie corticospinale ou pyramidale :

La voie corticospinale emprunte deux trajets différents : le système latéral et le système ventromédian.

Le système latéral : 

Le système latéral contient les axones des neurones corticaux qui sont responsables des muscles des extrémités des membres. Ce faisceau passe sur la surface ventrale du tronc cérébral pour former deux renflements, appelé les pyramides. Le système latéral est impliqué dans la réalisation des mouvements volontaires de la musculature distale.

Le système latéral est sous le contrôle direct du cortex cérébral. A la jonction entre le bulbe et la moelle épinière les fibres traversent la moelle épinière : c’est la décussation. Ce phénomène survient pour environ 80 à 90% des axones. C’est ainsi que l’hémisphère cérébral gauche commande l’hémicorps droit et inversement, et qu’on nomme cette voie la voie pyramidale croisée. 

Le système ventro-médian : 

Le système ventromédian est impliqué dans le contrôle de la posture et de la locomotion, et il se trouve sous la dépendance du tronc cérébral. Ce système a pour point de départ les neurones moteurs corticaux qui contrôlent les muscles axiaux de notre corps. Cette voie corticospinale ventrale est constituée de 10 à 20 % des axones corticaux. Contrairement à la voie latérale, elle ne change pas de côté en entrant dans la moelle, d’où son autre nom de voie pyramidale directe (par opposition à croisée). Elle descend plutôt directement dans la partie ventrale et médiane de la moelle pour rejoindre les motoneurones innervant les muscles axiaux et ceux des segments proximaux des membres.

Les voies vestibulospinale et réticulospinale

Ces deux voies sont impliquées dans l’équilibre et le maintien de la posture.


Le faisceau vestibulospinal agit pour maintenir la tête en position correcte par rapport aux épaules pendant que le corps se déplace dans l’espace. Le faisceau vestibulospinal prend son origine au niveau des noyaux vestibulaires bulbaires pour rejoindre la moelle épinière. Il a une fonction excitatrice sur les muscles extenseurs anti-gravitaires : action qui a pour but de rigidifier les membres inférieurs pour contre balancer un déséquilibre. 

Le faisceau réticulospinal est divisé en deux tractus :

– Le tractus réticulo-spinal pontin (médial) – Vient des noyaux réticulaires du pont – Descend dans le cordon ventral ipsilatéral de la moelle spinale – Excitateur des muscles extenseurs et inhibiteur des fléchisseurs 

– Le tractus réticulo-spinal bulbaire (latéral) – Vient des noyaux réticulaires de la moelle allongée – Descend dans les cordons latéraux de la moelle spinale –Excitateur des muscles fléchisseurs et inhibiteur des extenseurs.

Physiopathologie de la spasticité

La spasticité a été définie comme un trouble moteur caractérisé par une augmentation dépendante de la vitesse des réflexes d’étirement, et donc du tonus musculaire, avec des secousses tendineuses exagérées, résultant de l’hyperexcitabilité du réflexe d’étirement. Elle correspond à une atteinte de la voie pyramidale.

C’est un processus global, incluant des perturbations des boucles réflexes spinales et des modifications des propriétés biomécaniques des fibres musculaires. Il semblerait également qu’il y ait une modification des propriétés des membranes des motoneurones.

 

Le fuseau musculaire est sensible à la déformation physique ; l’étirement du muscle provoque une impulsion dans le fuseau musculaire, qui est transmise via le neurone sensoriel à la matière grise de la moelle épinière. L’impulsion transmise entraîne une contraction musculaire. Alors que les muscles agonistes se contractent en réponse à l’étirement, les muscles antagonistes doivent se détendre. Leur relaxation est provoquée par un neurone inhibiteur dans la moelle épinière.

Il existe de nombreuses influences synaptiques modulatrices excitatrices et inhibitrices. Un déséquilibre de ces influences entraîne une hyperexcitabilité de l’arc réflexe d’étirement, qui serait à la base de la spasticité. La physiopathologie des symptômes du syndrome pyramidal met l’accent sur le réflexe d’étirement qui comprend deux composantes: phasique et tonique.

Quelle que soit la pathologie, c’est le siège anatomique de la lésion qui détermine le type de dérèglement et, par voie de conséquence, la présentation clinique de la spasticité. Sur l’ensemble du corps la spasticité ne sera pas uniforme. La population des effecteurs musculaires est très hétérogène, également en rapport avec la fonction, c’est pourquoi les traitements envisagés seront adaptés à chaque cas particulier.

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