• Votre panier est vide.

Ondes de choc et tendinopathie d’Achille

Tendinopathie de la portion moyenne d’Achille [6] :

Les ondes de choc combinées avec les exercices excentriques pour les tendinopathies d’Achille chroniques sont un traitement supporté par plusieurs revues systématiques avec une amélioration du score VISA-A, de la douleur et de la fonction. La seule revue systématique qui a réalisé une méta-analyse n’a pas trouvé favorables des ondes de choc réalisées seules. Cependant, des évidences de qualité supportent l’utilisation des ESWT associées à des exercices excentriques. 

Deux séries de cas fournissent également des preuves de faible niveau soutenant l’utilisation de l’ESWT. Saxena et al ont démontré une amélioration significative par ESWT sur les activités quotidiennes après un an de suivi, avec un total de 78% des patients se considérant améliorés. Taylor et al ont étudié l’ESWT chez des patients atteints de tendinopathie d’Achille n’ayant pas répondu au traitement initial (durée moyenne des symptômes de 20 mois). Après un suivi de 2 ans, les patients ont démontré une amélioration du VISA-A de 40 au départ à 66. Cependant, il n’y avait aucune différence dans la douleur EVA après les 2 ans.

En résumé, il est prouvé que l’ESWT profite aux patients atteints de tendinopathie de la portion moyenne du tendon d’Achille lorsqu’elle est associée à au moins un exercice excentrique. Les preuves soutenant l’ESWT seul et le dosage optimal ne sont pas claires.

Tendinopathie d’Achille insertionnelles :

Les ondes de choc ont un niveau de recommandation B pour les tendinopathies d’Achille insertionnelles. Depuis 2016, 4 études de niveau IV supportent l’utilisation des ondes de choc pour cette pathologie. On note que parmi ces études certaines ont exclu les enthésophytes et les déformations d’Haglund donc on ne peut pas extrapoler ces résultats positifs aux patients possédant ces caractéristiques. [1,5]

Lors d’une étude contrôlée randomisée sur des patients n’ayant pas répondu à d’autres traitements non opératoires (dont les exercices), le Dr Rompe et ses collègues ont trouvé que les ESWT étaient plus efficaces qu’un protocole excentrique (en amplitude complète). Pour le protocole excentrique sur un groupe avec une douleur moyenne de 6,8, ils ont réussi à obtenir un groupe à EVA 5, alors qu’avec les ondes de choc, sur un groupe avec une douleur moyenne de 7, ils ont réussi à la descendre à EVA 3.[1]

Plusieurs autres études semblent avoir obtenu une amélioration de plus de 2 points de la douleur, sur le court terme et le long terme. [2,3,4]

Exemple de protocole :

L’équipe du docteur Taylor en 2016 a réalisé un protocole d’ondes de choc sur des tendinopathies d’Achille insertionnelles et non insertionnelles réfractaires [5] :

3 sessions à une semaine d’intervalle chacune à 1,5 bar pour les 500 premières impulsions, puis 2,5 bar pour les 2000 suivantes, variables en fonction du confort du patient.

physio-learning©. Tous droits réservés. Cliquez ici pour voir les conditions d'utilisations