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Présentation et épidémiologie

Vous avez dû le remarquer dans votre patientèle, ce sont souvent les femmes de plus de 50 ans, qui ont des douleurs latérales de hanche. En effet, cette tendinopathie est présente chez 23,5% des femmes de 50 à 79 ans alors qu’elle est seulement présente chez 8,5% des hommes dans cette tranche d’âge. Ces patients décrivent souvent un impact social important avec une diminution drastique de leurs activités et de la qualité de leur sommeil.

Une étude de 2014 a indiqué que l’impact fonctionnel de la tendinopathie glutéale est aussi important que les arthroses sévères de hanche.

À votre avis, quelle est la tendinopathie du membre inférieur la plus commune ?

L’équipe de Sophie Albers s’est penchée sur la question en 2016 en comparant les données de cabinets de médecine générale. La douleur latérale de hanche a été positionnée en 1re place des tendinopathies du membre inférieur avec prévalence quasiment 2 fois plus importante que la tendinopathie d’Achille !

On note également qu’une déchirure du moyen fessier ou de son tendon est présente chez 20% des patients avec arthrose de hanche.

Les images d’IRM nous montrent ici le cas d’une patiente de 55 ans qui se plaint de douleur aiguë et latérales de hanche. 

Sur l’image de gauche, nous voyons bien la rétractation du tendon du moyen fessier indiquée par les flèches vertes

Sur les images de droite, le changement en hypersignal T2 permet de distinguer une collection liquidienne indiquée par les flèches rouges

Lors du bilan diagnostic kiné le patient décrit généralement 2 zones douloureuses :

1.Directement en regard du grand trochanter qui parfois peut irradier en antérieur et en postérieur sur quelques centimètres.

2.Douleur qui irradie en latéral de la cuisse, parfois jusqu’en dessous du genou

Si le patient décrit des douleurs qui vous semblent trop postérieures ou trop antérieures, il faudra alors rechercher d’autres pathologies.

Parfois, les patients décrivent une sensation d’inconfort ou de brulure descendants en latéral sur la cuisse. La douleur de type brulure peut indiquer une origine neurogène. Il faudra donc réaliser une évaluation des nerfs du membre inférieur.

On note également que les patients présentent généralement une impossibilité à dormir sur le côté avec une douleur apparaissant, quel que soit le côté sur lequel ils se couchent. En effet lorsqu’ils se couchent du côté douloureux, la pression sur la zone augmente la douleur, et lorsqu’ils se couchent du côté opposé à la douleur, l’étirement de la zone provoque elle aussi la douleur. D’ailleurs, cette position peut être mieux tolérée en mettant un coussin entre les deux genoux pour diminuer cet étirement.

Enfin, la douleur est souvent aggravée par des activités unipodales, telles que la marche en montées, les escaliers ou toute autre activité impliquant une position d’équilibre sur une jambe (certaines positions de yoga par exemple).

La tendinopathie des fessiers est multifactorielle avec à la fois des facteurs mécaniques et systémiques jouant des rôles différents selon les individus. Nous retiendrons notamment, l’âge, le genre et le statut hormonal. Il y a en effet une haute prévalence des tendinopathies glutéales chez les femmes en péri et postménopause. Lors de la ménopause les femmes prennent parfois du poids, modifiant leur corps avec une fixation notamment sur le ventre et les hanches ce qui a été prouvé en lien avec le développement de tendinopathie et notamment dans le cadre de douleur latérale de hanche. On note également que pour limiter cette prise de poids, les patientes ont tendance à débuter une activité physique ou à augmenter brutalement leur nombre de séances de sport. On a donc une surcharge tendineuse due à la prise de poids et à l’augmentation de la charge fonctionnelle via l’augmentation de l’activité physique.  

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