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Rééducation classique des douleurs talo-plantaires : HSR et étirements

Quel protocole de rééducation choisir ? HSR ou étirement ?

Dans une étude, le docteur Rathmeff a comparé un protocole d’étirement avec un protocole de rééducation à charges lourdes, tous les 2 combinés à une semelle  :

On voit qu’au début de la prise en charge, les 2 populations avaient un niveau équivalent de douleur, après 1 mois également, mais au bout de 3 mois, le protocole de rééducation à charges lourdes est largement supérieur, par contre à 6 mois et 12 mois, on retrouve le même seuil d’efficacité.

Cette étude indique que si le patient veut atteindre le résultat rapidement il vaut mieux partir sur le programme de renforcement mais qu’à long terme, le résultat est similaire.

Programme d'étirement 🦶

Les patients ont été invités à effectuer cet exercice en position assise en croisant la jambe affectée sur la jambe controlatérale. 

Puis, en utilisant la main du côté pathologique, ils ont reçu pour instruction de placer les doigts sur la base des orteils (en distal des articulations métatarso-phalangiennes) et de ramener les orteils vers le tibia jusqu’à ce qu’ils sentent un étirement dans le cambrure du pied. 

Ils devaient également palper le fascia plantaire pendant l’étirement pour s’assurer de la tension dans la fascia plantaire. 

Les patients devaient effectuer l’étirement 10 fois, pendant 10 s, trois fois par jour. 

En cas de douleur bilatérale, il leur a été demandé d’effectuer l’étirement plantaire spécifique aux deux pieds.

HSR pour le fascia plantaire 💪

Le HSR pour le fascia plantaire est réalisé sur un step, une marche ou un gros livre par exemple.

Ensuite on place les orteils en flexion dorsal maximale : on peut les mettre dans cette position grâce à une serviette enroulée par exemple (= le plus utilisé dans la littérature. Au cabinet nous utilisons une frite de balnéothérapie coupée dans la longueur !).

L’extension des orteils permet d’obtenir l’effet windlass (comme dans le test diagnostic), qui permet de mettre en pré-tension le fascia plantaire. 

Lors de la dorsiflexion de la cheville, la voute plantaire est également mise en tension grâce à la relation très étroite du tendon d’Achille avec le fascia plantaire.

En combinant l’extension des métatarso-phalangiennes et la flexion dorsale de cheville, on permet une double mise en tension de la voute plantaire.

Si vous mettez une serviette, vous pouvez la dérouler légèrement pour faire un appui plus confortable pour l’avant pied du patient.

HSR voute plantaire bipodal
HSR voute plantaire unipodal

Pour se stabiliser, le patient place les mains sur un mur ou n’importe quel support.

Ensuite le patient réalise une flexion plantaire maximale, le mouvement dure 3 secondes, puis il maintien en haut pendant 2 secondes en contraction isométrique, puis il redescend pendant 3 secondes en flexion dorsale maximale.

Lors de l’étude il a été demandé aux patients de réaliser l’exercice 1 jour sur 2 pendant 3 mois selon les modalités suivantes.

Semaine 1 à 2 : 3 x 12 répétitions à 12 RM.

Semaine 3 à 4 :  4 x 10 répétitions à 10 RM en utilisant un sac à dos lesté.

Semaine 5 à 3 mois : 5 x 8 répétitions à 8 RM. Si les patients n’étaient pas assez fort, il leur était demandé de commencer l’exercice avec les 2 pieds jusqu’à ce qu’ils soient assez forts pour le réaliser avec 1 seul pied. Pendant cette période d’évolution, il est demandé aux patients de rajouter des livres (ou des poids) dans le sac à dos au fur et à mesure qu’ils devenaient plus forts pour rester sur du 8 RM.

Le docteur Riel conseil de ne pas prêter attention à la douleur tant que la douleur n’est pas assez élevée pour que le patient veuille abandonner les exercices. Il conseille également de ne pas forcément suivre les RM utiliser dans l’étude de Rathleff, mais plutôt de dire au patient de soulever attend que possible tant qu’il peut soulever au moins 8 fois le poids, et de faire autant de sets que possible. Avec cette règle le patient dose lui-même son protocole en suivant une règle simple. Lors d’une étude il a d’ailleurs montré que l’efficacité était identique au protocole suivant les RM.3

De notre côté nous trouvons que c’est un bon choix car beaucoup plus simple à mettre en place par le patient notamment dans le cadre d’une auto-rééducation.

Nous vous avons donc préparé les fiches en suivant ce modèle.

En suivant ce modèle voici la progression de la réalisation de l’exercice ;

1. Debout en bipodal avec la majorité du poids sur le membre sain

2. Debout en bipodal avec le poids également réparti entre les 2 pieds

3. Debout en bipodal avec la majorité du poids sur le membre symptomatique

4. Debout sur les 2 pieds avec la majorité du poids sur le membre symptomatique en ajoutant du poids grâce à un sac à dos chargé (avec des poids, des bouteilles d’eau, des livres etc…)

5. Debout en unipodal sur le membre symptomatique

6. Debout en unipodal sur le membre symptomatique en rajoutant le sac à dos chargé

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