• Votre panier est vide.

Traitement du couple épaule / cervico-thoracique

1. Rappel du diagnostic différentiel (vous pouvez le sauter si vous avez bien suivi l'examen de l'épaule)

2. Rachis cervical et épaule

2.a Introduction

Le rachis cervical innerve les muscles de l’épaule ce qui entraine un lien entre les 2 structures. Des études montre d’ailleurs qu’un patient avec des troubles cervicaux a des anormalités de recrutement au niveau de l’ensemble des muscles de l’épaule.

Souvent on a une inhibition de la coiffe des rotateurs avec une diminution de l’activation ou une activation tardive de celle-ci, souvent associé à augmentation du recrutement du long biceps et du grand pectoral, probablement en compensation au déficit.

De plus un déficit de mobilité des cervicales entraine une multiplication par 3 du risque de développer une douleur d’épaule, on note également que 40% des patients avec un épaule douloureuse ont un déficit de mobilité cervicale.

Une étude a essayer de déterminer si des mouvements répétés cervicaux entrainer une amélioration aux tests de provocation de douleur de l’épaule. Pour cela ils ont classé les patients en 3 catégories : 

– les patients avec douleur cervicale, perte d’amplitude et amélioration des douleurs par la posture

– Les patients avec une histoire de douleur cervicale minime, une amélioration des symptômes par la posture, et plus ou moins une diminution de l’amplitude

– Les patients sans histoire de douleur cervicale, sans effet de la posture sur les douleur et sans déficit d’amplitude.

Avec des mouvements cervicaux répétés, ils ont obtenu une amélioration des symptômes aux tests de provocation de douleur de l’épaule chez :

70% des patients avec douleur cervicale, perte d’amplitude et amélioration des douleurs par la posture

50% des patients avec une histoire de douleur cervicale minime, une amélioration des symptômes par la posture, et plus ou moins une diminution de l’amplitude

33% des patients sans histoire de douleur cervicale, sans effet de la posture sur les douleur et sans déficit d’amplitude.

Ceci nous indique bien l’importance du travail cervicale pour améliorer notre prise en charge de l’épaule, et notamment chez les patients qui montre des signes d’une participation cervicale aux douleurs.

2.b Rééducation

2. Rachis thoracique et épaule

Le rachis dorsal est probablement la zone du rachis ayant fait l’objet du moins d’études, notamment comparé au rachis cervical et lombaire. 

Pourtant il s’agit d’une zone primordiale en terme biomécanique, le rachis thoracique :

– permet de générer 55% de la force totale cinétique lors d’un lancé [1]

– permet le transfert de force cinétique entre les membres inférieurs et supérieurs mais également avec les zones régions du rachis. [2,3]

– permet de générer 80% de la rotation disponible [4]

D’ailleurs on voit son importance quand on voit que

– Les joueurs de softball avec un déficit de rotation thoracique ont une prévalence de blessure du coude ou de l’épaule 3 fois supérieur ! [5]

SI vous vous demandez se que c’est le softball, c’est un sport proche du baseball, voici le lien wikipedia  (je me suis renseigné quand je l’ai vu dans l’article😅https://fr.wikipedia.org/wiki/Softball 

– une des rare étude traitant d’une intervention sur le rachis thoracique dans le cadre d’une prévention a montré une diminition de blessure de l’épaule de plus de 20% [8]

 

Ceci illustre parfaitement le fait que même si une zone est asymptomatique (ce qui est très souvent le cas du rachis thoracique), elle peut entrainer des blessures dans d’autres région du corps. En réalité, une région musculo-squelettique sont biomécaniquement et neurophysiologiquement liées inexorablement avec une synergie musculaire travaillant à travers les articulations pour exécuter les mouvements. [6] Si une problématique est rencontrée dans la chaine, un maillon même éloigné de la problématique peut casser.

Une étude colossale du Dr Heneghan et ses collègues sur 2348 sources a étudié 38 exercices dont 18 d’articles et 20 des réseaux sociaux (youtube et facebook). [9]

 

Ces exercices ont été classé en 4 axes de travail du rachis thoracique : 

– La mobilité

– Le contrôle moteur

– La capacité de travail

– la force

Voir les pdf pour faire le cours :

Est-ce que les patients peuvent réaliser leurs manipulations cervico-thoraciques seuls ?

https://www.jospt.org/doi/full/10.2519/jospt.2016.6319#_i46

physio-learning©. Tous droits réservés. Cliquez ici pour voir les conditions d'utilisations