Aller au contenu

Publié le

Exercer · Réglementation

Certification périodique kiné : 4 axes, 8 actions, 6 ans

Depuis le 1er janvier 2023, la certification périodique est une obligation pour sept professions de santé à ordre, dont les masseurs-kinésithérapeutes. Sur un cycle de six ans, vous construisez un parcours d'au moins huit actions réparties sur quatre axes. Voici, point par point et sans jargon, ce que dit la FAQ nationale du ministère de la Santé.

Réglementation Certification périodique DPC Exercice libéral & salarié

4

Axes obligatoires

communs aux 7 professions

8mini

Actions sur le cycle

au moins 2 par axe

6ans

Durée d'un cycle

9 ans pour le 1er cycle transitoire

Cet article reprend fidèlement la FAQ nationale « La certification périodique : les clés pour s'y retrouver », publiée par le ministère de la Santé (Direction générale de l'offre de soins), juin-juillet 2026. Il a une vocation pédagogique. En cas de doute, les sources qui font foi restent les textes réglementaires, le référentiel de votre profession et votre ordre.

🎯 La certification périodique, c'est quoi ?

Une obligation qui court tout au long de votre carrière, pensée comme un accompagnement, pas comme un contrôle.

La certification périodique est une obligation professionnelle qui vous suit sur toute votre carrière. Son but : vous aider à maintenir et à actualiser vos compétences, tout en garantissant la qualité et la sécurité des soins. Elle intègre aussi deux dimensions souvent laissées de côté : votre relation avec les patients et votre propre santé.

Elle répond à un constat simple : les connaissances, les techniques et l'organisation des soins évoluent vite. Le dispositif vise à sécuriser les pratiques, à renforcer la confiance des patients et à valoriser votre engagement continu. Il s'inscrit dans une logique d'amélioration continue et d'accompagnement, et non de sanction. Des dispositifs comparables existent déjà dans plusieurs pays, notamment en Europe.

Accompagnement ≠ impunité. La logique est positive et pédagogique. Mais le non-respect prolongé de l'obligation peut vous exposer à des suites disciplinaires. Nous y revenons au chapitre 7.

À quoi ça sert, concrètement ?

Au-delà de l'obligation, la certification est un outil au service de votre pratique. Elle vous permet de :

  • faire le point régulièrement sur vos compétences et prendre du recul sur vos pratiques ;
  • rester à jour et identifier vos axes de progression, en phase avec le système de santé ;
  • donner de la cohérence à l'ensemble de vos activités (formation, pratique, qualité, enseignement…) et structurer un parcours lisible dans le temps ;
  • valoriser votre engagement, un vrai levier de reconnaissance ;
  • préserver votre équilibre professionnel, donc la durabilité de votre exercice.

Qui pilote le dispositif ?

La gouvernance est partagée entre quatre acteurs. Retenez surtout que votre ordre contrôle, et que votre CNP vous accompagne.

CNCP

Conseil national de la certification périodique

Pilote l'ensemble, fixe le cadre général, valide les référentiels et veille à la cohérence du dispositif.

Ordres

Ordres professionnels

Suivent le respect de l'obligation, dans une logique d'accompagnement et, en dernier recours, disciplinaire.

CNP

Conseils nationaux professionnels

Définissent, pour chaque profession, les orientations et les référentiels. Peuvent vous accompagner dans votre parcours.

HAS

Haute Autorité de santé

Apporte son expertise scientifique et méthodologique pour élaborer et évaluer les référentiels et les actions.

Est-ce que ça remplace le DPC ?

Non. La certification périodique ne remplace pas le développement professionnel continu : elle l'intègre dans une démarche plus large. Le DPC constitue une composante de la certification, notamment ses deux premiers axes.

DPC et certification périodique : ce qui change

Le DPC ne disparaît pas : il devient une brique de la certification.

Comparaison des deux obligations
CritèreDPCCertification périodique
RythmeObligation triennale (3 ans)Cycle de 6 ans
PérimètreMaintien des compétences + évaluation / amélioration des pratiques4 axes (dont les 2 du DPC)
Relation patients & santé du proNon couverts en tant que telsOui (axes 3 et 4)
ArticulationUne composante de la certificationCadre global de toute la carrière

À terme, pour les professions à ordre, l'obligation triennale de DPC a vocation à être remplacée par le cycle de certification. Source : FAQ nationale « Certification périodique », ministère de la Santé (DGOS), 2026.

👤 Suis-je concerné en tant que kiné ?

Oui. Les masseurs-kinésithérapeutes font partie des sept professions concernées.

La certification concerne tous les professionnels de santé disposant d'un ordre, lorsqu'ils sont en exercice, quel que soit leur mode d'exercice (libéral, salarié ou mixte). La France se distingue par un nombre élevé de professions concernées, supérieur à des pays comme le Royaume-Uni, le Canada ou l'Australie : un choix qui traduit la volonté d'une culture commune de qualité et de sécurité des soins.

Les 7 professions concernées, définies par l'ordonnance du 19 juillet 2021, sont :

  • les chirurgiens-dentistes ;
  • les infirmiers ;
  • les masseurs-kinésithérapeutes ;
  • les médecins ;
  • les pédicures-podologues ;
  • les pharmaciens ;
  • les sages-femmes.

Y a-t-il des exonérations ?

Oui, mais elles sont le plus souvent partielles. Elles concernent des situations particulières (interruption d'activité, modalités d'exercice spécifiques…) et donnent lieu à des obligations aménagées en proportion. L'exemple donné par la FAQ : les médecins d'une spécialité à risques ayant satisfait à la démarche d'accréditation validée par la HAS bénéficient d'un allègement substantiel. Les exonérations totales restent exceptionnelles et strictement encadrées, précisées par décret.

Je n'exerce pas en ce moment : quelles conséquences ?

Cela dépend de la durée de votre interruption. Si elle est inférieure à trois ans, votre période de certification continue de courir (article R.4022-16 du code de la santé publique) : vous restez soumis à l'obligation et devez réaliser les actions requises. Une interruption temporaire (y compris une radiation de courte durée) n'interrompt pas votre parcours et ne vous en exonère pas. Les actions réalisées pendant cette période peuvent être prises en compte si elles répondent aux exigences. Chaque reprise d'exercice est appréciée par votre ordre.

🗓️ Mon cycle : 6 ans (ou 9)

Une période « glissante », propre à vous, calculée depuis votre inscription à l'ordre.

L'obligation est en vigueur depuis le 1er janvier 2023. Les actions réalisées depuis cette date comptent, dès lors qu'elles s'inscrivent dans le référentiel applicable. Conservez donc vos attestations depuis 2023.

La durée normale d'un cycle est de 6 ans. Mais si vous exerciez déjà avant le 1er janvier 2023, vous bénéficiez à titre transitoire de 9 ans pour réaliser votre première certification. Ensuite, comme tout le monde, vous entrez dans des cycles de 6 ans.

Cette période est dite « glissante » : elle vous est propre et se calcule à partir de votre date d'inscription à l'ordre, puis se renouvelle tous les 6 ans à partir de cette même date.

Comment se compte votre cycle

Deux points de départ possibles selon que vous exerciez déjà avant 2023.

Vous exerciez déjà avant le 1ᵉʳ janvier 2023 1ᵉʳ cycle · 9 ans (transitoire) puis cycles de 6 ans Vous vous inscrivez à l'ordre à partir de 2023 Exemple : inscription le 1ᵉʳ septembre 2026 1ᵉʳ cycle · 6 ans cycle suivant · 6 ans … ↳ fin du 1ᵉʳ cycle : 31 août 2032

Frises illustratives à partir de l'exemple de la FAQ. Source : FAQ nationale « Certification périodique », ministère de la Santé (DGOS), 2026.

Et après ?

À l'issue d'un cycle validé, vous entrez automatiquement dans un nouveau cycle de 6 ans. Les actions du nouveau cycle doivent être distinctes de celles déjà comptées pour le précédent. Les cycles se succèdent ainsi tout au long de la carrière.

Si ma situation change en cours de route

  • Changement de mode d'exercice (libéral ↔ salariat) : votre cycle se poursuit normalement tant que vous restez en activité. Vous pourrez adapter le choix de vos actions et mettre à jour vos justificatifs.
  • Changement de profession de santé : une nouvelle période de 6 ans démarre, sur la base du référentiel de votre nouvelle profession.
  • Changement de spécialité : vous suivez le référentiel de la spécialité que vous exercez et sous laquelle vous êtes inscrit au tableau de l'ordre (celle qui figure au RPPS). En cas de changement dûment déclaré, vous poursuivez les actions restant à réaliser selon le référentiel de la nouvelle spécialité.

🧭 Remplir l'obligation : 4 axes, 8 actions

Un parcours construit dans le temps, pas une formation isolée cochée à la va-vite.

Pour être certifié, vous devez démontrer, sur la durée du cycle (6 ans), votre engagement dans une démarche globale d'amélioration continue. Concrètement, il s'agit de réaliser des actions reconnues, couvrant l'ensemble des axes obligatoires et respectant le référentiel de votre profession. La certification repose donc sur une logique de parcours, pas sur la validation d'une action isolée.

Les 4 axes obligatoires

Votre parcours doit couvrir les quatre axes suivants. Les axes 3 et 4 reposent sur une architecture commune aux 7 professions, pour promouvoir une approche partagée de ces enjeux.

Axe 1

Actualiser les connaissances et compétences

Maintenir et mettre à jour vos savoirs scientifiques, techniques et professionnels, notamment par la formation (dont le DPC).

≥ 2 actions
Axe 2

Renforcer la qualité des pratiques

Amélioration continue via l'évaluation des pratiques, la gestion des risques ou l'analyse de situations professionnelles.

≥ 2 actions
Axe 3

Améliorer la relation avec les patients

La dimension relationnelle du soin : communication, éthique, information, prise en compte de l'expérience et des besoins du patient.

≥ 2 actions
Axe 4

Mieux prendre en compte votre santé

Prévention et préservation de la santé des professionnels, en lien avec les conditions d'exercice et les risques du métier.

≥ 2 actions

Combien d'actions ?

Au minimum 2 actions par axe, soit 8 actions au total sur le cycle de 6 ans.

8, c'est le plancher, pas forcément le plafond. Certains référentiels peuvent prévoir des exigences supplémentaires ou recommander davantage d'actions. Ces exigences ne remettent pas en cause ce socle minimum commun de 8 actions, mais vérifiez toujours le référentiel de votre profession.

Comment répartir : les 3 questions à se poser

Le choix des actions vous appartient, en fonction de votre mode d'exercice, de votre spécialité, de vos besoins identifiés et de votre environnement de travail. Le conseil de la FAQ pour bâtir un parcours utile :

Que dois-je actualiser ? Quels sont mes points d'amélioration ? Quelles actions sont utiles à mon exercice réel ?

Répartissez vos actions tout au long du cycle plutôt que de tout faire en fin de période. Si vous êtes salarié, construisez ce parcours avec votre employeur pour l'articuler avec le plan de développement des compétences et les démarches qualité de la structure. Vous restez toutefois responsable du respect de vos obligations.

📚 Quelles actions comptent vraiment ?

Bonne nouvelle : la vision est large. Formation, mais aussi qualité, recherche, enseignement, engagement.

La certification valorise une vision large et qualitative de l'activité professionnelle. Plusieurs familles d'actions peuvent être reconnues :

1

Formation continue

DPC ou hors DPC, dès lors qu'elle actualise vos compétences et relève d'un axe.

2

Qualité & sécurité des pratiques

Analyse, amélioration ou sécurisation de vos pratiques (audits, gestion des risques, groupes de pairs…).

3

Recherche, enseignement, tutorat

Publication, protocole de recherche, communication en congrès, encadrement, supervision, formation de pairs.

4

Engagements structurants

Participation à des instances, projets qualité et autres engagements professionnels structurants.

Chaque action doit pouvoir être rattachée à l'un des 4 axes, contribuer à votre développement professionnel et être en lien avec votre pratique.

Une action, un seul axe

Une même action peut contribuer à plusieurs axes (une formation développe vos compétences et améliore la qualité de vos pratiques). Mais dans votre compte individuel, elle ne peut être comptabilisée qu'une seule fois et rattachée à un seul axe.

La bonne question à se poser : quel est l'objectif principal de cette action ? C'est l'axe auquel la rattacher, en cohérence avec les règles de votre référentiel.

Les cas concrets (formations, congrès, recherche…)

Toutes ces situations comptent, sous conditions et avec justificatifs :

Ce qui est éligible, et à quelles conditions
SituationÉligible ?Conditions clés
Formation hors DPCOuiActualise vos compétences, relève d'un axe, figure au référentiel (ou en respecte les critères), justifiable. Certaines doivent être labellisées / reconnues par le CNP.
Formation interne d'établissementOuiEn lien direct avec votre exercice, répond aux objectifs du référentiel, justifiable (attestation, programme, émargement).
Enseignement / tutoratOuiContribue au maintien de vos compétences, dans un cadre professionnel identifié, cohérent avec les axes.
Congrès / séminaireOuiEn lien avec la profession, participation effective et justifiable, prévu par le référentiel, et organisé dans le respect des règles déontologiques (dont les relations avec l'industrie).
Recherche / publicationOuiEn lien avec votre pratique, traçable et justifiable (publication, protocole, communication, encadrement).
Action « libre » (hors référentiel)Sous validationDoit respecter les objectifs de la certification et relever d'un axe. Validée par le CNP compétent ; recevabilité appréciée ensuite par l'ordre.
Actions déjà réalisées depuis le 1ᵉʳ janv. 2023OuiRéalisées pendant le cycle, conformes au référentiel, justifiables. Conservez les preuves !
Actions réalisées à l'étrangerOuiPertinentes au regard de votre exercice, avec des justificatifs équivalents et compréhensibles.

Le pictogramme signale un « oui » sous conditions ; une action soumise à validation préalable. Source : FAQ nationale « Certification périodique », ministère de la Santé (DGOS), 2026.

Où trouver le référentiel de ma profession ?

Vous pouvez consulter les référentiels de certification périodique : sur les sites des conseils nationaux professionnels (CNP) de votre profession ou spécialité, via votre ordre, et sur les sites institutionnels nationaux (ministère de la Santé, Bulletin officiel…). Ils précisent les actions éligibles, les modalités de justification et les attendus par axe.

🖥️ Déclarer et suivre : « Ma Certif' Pro Santé »

Un compte personnel unique, sécurisé, qui ouvre en novembre 2026.

Vous déclarerez vos actions dans votre compte personnel sur le téléservice national « Ma Certif' Pro Santé ». Il vous permettra d'enregistrer vos actions, de déposer vos justificatifs et de suivre votre parcours. La saisie se fait au fil de l'eau, tout au long du cycle ; la vérification de vos obligations, elle, intervient en fin de cycle sur la base de l'ensemble des actions déclarées.

Le calendrier à retenir

L'obligation court déjà, l'outil de déclaration arrive fin 2026.

1ᵉʳ janv. 2023 L'obligation court : conservez vos justificatifs Nov. 2026 Ouverture de « Ma Certif' Pro Santé » (ANS) Fin de cycle Contrôle par votre ordre

Source : FAQ nationale « Certification périodique », ministère de la Santé (DGOS), 2026.

L'accès se fera en ligne, avec votre identité numérique de professionnel de santé. Après authentification, vous pourrez déclarer vos actions, consulter votre situation, télécharger vos documents et suivre les actualités du dispositif. Le téléservice est développé et opéré par l'Agence du numérique en santé (ANS), opérateur public sous tutelle du ministère.

Attention aux plateformes frauduleuses

Toute plateforme ou service tiers prétendant donner accès à « Ma Certif' Pro Santé » ou s'y substituer est susceptible d'être frauduleux. Le seul accès légitime passe par le téléservice officiel de l'ANS.

Que faire d'ici l'ouverture ?

En attendant novembre 2026, conservez tous vos justificatifs d'actions réalisées depuis le 1er janvier 2023 : attestations, programmes, certificats de participation, documents internes… Vous les déposerez ensuite dans le téléservice, et les actions réalisées depuis le début du cycle seront pleinement prises en compte.

Qui voit mes données ?

Votre compte est personnel et sécurisé, rattaché à votre identité professionnelle. Son fonctionnement est encadré par un décret en Conseil d'État (décembre 2025) validé par la CNIL. L'accès est strictement délimité :

Accès à votre compte « Ma Certif' Pro Santé »
ActeurAccèsPour quoi faire
Votre ordreOuiMission de contrôle de l'obligation.
Votre CNPSur accordAucun accès par défaut. Seulement à votre demande, de façon temporaire, pour vous accompagner.
Votre employeurPas de contrôleAucun rôle de contrôle, aucun accès direct à votre compte ; informations limitées à votre accompagnement (formation, organisation).

Source : FAQ nationale « Certification périodique », ministère de la Santé (DGOS), 2026.

Quels justificatifs fournir ?

Ils sont précisés dans votre référentiel ; ils peuvent notamment inclure :

  • des attestations de participation à des actions de DPC (formations, programmes intégrés, évaluations des pratiques) ;
  • des attestations d'exercice professionnel (employeur, établissement, mode d'exercice) ;
  • des justificatifs d'actions qualité et sécurité des soins (démarches d'amélioration, audits, gestion des risques, groupes de pairs, RMM, RCP…) ;
  • des attestations d'actualisation des compétences (formations complémentaires, enseignement, tutorat, activités scientifiques, responsabilités professionnelles).

Certaines actions peuvent être déclarées sur la base d'une déclaration sur l'honneur, avec possibilité de contrôle a posteriori par votre ordre.

🛡️ Contrôle, sanctions, accompagnement

Pas de couperet automatique, mais une obligation qui, ignorée durablement, touche votre droit d'exercer.

À la fin de votre cycle (6 ans, ou 9 ans pour le premier cycle transitoire), votre situation est examinée par votre ordre, au regard des actions déclarées et justifiées et des exigences du référentiel. Le contrôle ne se limite pas à la fin du cycle : l'instance ordinale assure aussi un suivi en cours de parcours et peut vous alerter (vous et, le cas échéant, votre employeur) sur un risque de non-réalisation, dans une démarche avant tout pédagogique.

Et si je ne remplis pas mes obligations ?

L'absence de validation complète n'entraîne pas de sanction automatique. L'ordre examine votre situation au cas par cas et procède par étapes :

Actions insuffisantes, incomplètes ou non conformes L'ordre demande des compléments ou des justificatifs Plan d'actions correctrices, assorti d'un délai de mise en conformité Refus injustifié : procédure disciplinaire + suspension pour insuffisance professionnelle

Le point à ne pas sous-estimer

Le non-respect durable de vos obligations de certification peut avoir des conséquences directes sur votre droit d'exercer. La logique reste l'accompagnement, mais l'obligation est réelle.

Je suis salarié : quel rôle pour mon employeur ?

La certification est une démarche individuelle, qui relève de votre responsabilité, y compris en tant que salarié. Votre employeur peut faciliter l'accès à certaines actions (formation, démarches qualité, gestion des risques) et soutenir l'organisation de votre parcours, mais il n'a aucun rôle de contrôle : cette mission relève exclusivement de votre ordre. Si des actions correctrices sont nécessaires, l'ordre peut en informer l'employeur pour faciliter leur mise en œuvre.

🤝 Qui peut m'aider ?

Votre CNP pour construire le parcours ; votre ordre pour les situations particulières.

Votre conseil national professionnel (CNP) est l'interlocuteur privilégié pour comprendre les attendus de votre référentiel et bâtir un parcours adapté. Il peut :

  • vous aider à comprendre les exigences du référentiel de votre profession ;
  • vous aider à choisir des actions adaptées à votre exercice ;
  • vous faire bénéficier d'un accompagnement personnalisé (auquel cas vous pouvez lui donner accès, de façon temporaire, aux données utiles de votre compte).

Vous pouvez aussi contacter votre ordre, notamment en cas de situation particulière : il vous informe sur vos obligations et vous oriente vers les bons interlocuteurs. Les coordonnées de votre CNP sont disponibles sur les sites institutionnels et via le téléservice « Ma Certif' Pro Santé ».

Vos formations kiné nourrissent votre axe 1

La formation continue, DPC comme hors DPC, alimente l'axe « actualiser les connaissances et compétences », dès lors qu'elle répond aux critères de votre référentiel et reste justifiable. Chez Physio Learning, chaque formation vous délivre une attestation à conserver pour votre parcours.

⚖️ Le cadre juridique, texte par texte

La certification périodique repose sur un ensemble de textes législatifs et réglementaires qui en fixent les principes, l'organisation et les modalités. Les voici, avec les liens vers Legifrance.

Les textes de référence
  1. Loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé. Consulter.
  2. Ordonnance n° 2021-961 du 19 juillet 2021 relative à la certification périodique de certains professionnels de santé. Consulter.
  3. Décret n° 2022-798 du 11 mai 2022 relatif à la composition et au fonctionnement du Conseil national de la certification périodique. Consulter.
  4. Décret n° 2022-1205 du 30 août 2022 relatif à la désignation de l'autorité administrative assurant la gestion des comptes individuels. Consulter.
  5. Décret n° 2024-258 du 22 mars 2024 relatif à la certification périodique de certains professionnels de santé. Consulter.
  6. Arrêté du 5 décembre 2025 fixant la composition du Conseil national de la certification périodique. Consulter.
  7. Décret n° 2025-1335 du 26 décembre 2025 relatif aux modalités de contrôle et au système d'information de la certification périodique. Consulter.
  8. Arrêté du 26 février 2026 relatif aux référentiels de certification périodique des professions de santé relevant d'un ordre professionnel. Consulter.

Derrière cet article

Un auteur qui vulgarise, un relecteur qui vérifie.

Comment nous écrivons et vérifions nos contenus

Anthony Baillon, kinésithérapeute et co-fondateur de Physio Learning
✍️ Auteur

Anthony Baillon

Kiné · co-fondateur de Physio Learning

Marqué à vie par son premier cours magistral de 4 heures sans une seule image, il a fait un M2 d'ingénierie pédagogique pour que ça n'arrive plus jamais à personne. Il traque les biais de publication et les diapos illisibles avec la même intransigeance.

KinéIngénieur pédagogiqueDesign du soin
Suivre sur LinkedIn
Robin Vervaeke, responsable scientifique de Physio Learning✓ Vérifié

Robin Vervaeke

Responsable scientifique

Kinésithérapeute spécialisé en neuro-musculosquelettique et diplômé d'un Master 2 en santé publique. Il valide la rigueur méthodologique de chaque article : sources primaires, niveaux de preuve, pas d'exception.

Neuro-musculosquelettiqueM2 Santé publique
Suivre sur LinkedIn

Se former sur ce sujet

Développez votre raisonnement clinique avec nos formations éligibles DPC / FIFPL.

Voir toutes nos formations kiné →

Partager