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Coût des études de kiné : 170 puis 243 euros en institut public, et la CVEC en plus

Un arrêté fixe les droits d'inscription en IFMK, 170 puis 243 euros, et interdit tout frais de scolarité en plus dans le public. La CVEC reste due.

L'essentiel en 30 secondes

Un arrêté fixe les droits d'inscription dus par un institut public, et lui interdit tout frais de scolarité en plus.

Ce que l'arrêté fixe
Un institut public qui réclamerait des frais en plus sortirait de ce que l'arrêté autorise.
Ce qui reste dû
L'arrêté ne borne pas ce qui reste dû en dehors de l'institut, à commencer par la contribution de vie étudiante et de campus.
Qui fait quoi
C'est la région qui a la charge du fonctionnement et de l'équipement des écoles et instituts de formation.
Public ou privé
Le fonctionnement d'un institut public est pris en charge par la région.
Les aides régionales
La région est compétente pour attribuer des aides aux élèves et étudiants inscrits dans les instituts autorisés.

La suite reprend chacun de ces points en détail, sources à l'appui. Elle est là si vous en avez besoin.

Chapitre par chapitre

1 / 7

7 chapitres de l'article · 10 min au total

Chapitre 1

Tarifs1 min

Le seul coût imposé est le droit d'inscription : de 170 à 243 euros selon l'année.

Premières années
En première et deuxième année, l'inscription coûte 170 euros.
Dernières années
À partir de la troisième année, le tarif grimpe à 243 euros.
Frais interdits
Un institut public ne peut réclamer aucun frais de scolarité en plus.
Chapitre 2

Compétences1 min

L'État écrit les programmes, mais finance et organise reviennent à la région.

Programmes
L'État détermine seul les programmes de formation et délivre le diplôme.
Contrôle qualité
Le directeur de l'ARS contrôle le suivi des programmes et la qualité.
Financement
Faire exister et financer les instituts relève de la région.
Chapitre 3

Public ou privé2 min

Pour un institut, financer son fonctionnement est une obligation ou une simple faculté selon le statut.

Institut public
Pour un institut public, financer l'équipement est une obligation de la région.
Institut privé
Pour un institut privé, la région peut participer, sans y être tenue.
Subvention
Chaque année, l'organisme gestionnaire reçoit une subvention de fonctionnement.
Chapitre 4

Aides1 min

La région fixe la nature et le niveau des aides, sans condition de résidence.

Compétence régionale
La région est compétente pour attribuer les aides aux étudiants inscrits.
Sans résidence
Aucune condition de résidence ne peut être exigée des candidats.
Barème national
Un décret fixe des règles minimales de taux et de barème.
Chapitre 5

Places1 min

Le nombre de places par institut est fixé par arrêté, après proposition de la région.

Arrêté ministériel
Le nombre d'admis résulte d'un arrêté, sur proposition de la région.
Écart motivé
Si l'arrêté s'écarte de la proposition, il doit être motivé par les besoins.
Répartition locale
La répartition entre instituts revient au président du conseil régional.
Chapitre 6

Autorisations1 min

Ouvrir un institut exige l'autorisation du président de région, après avis de l'ARS.

Ouverture
Le président de région autorise l'institut, après avis de l'ARS.
Direction
Le même président agrée les directeurs des instituts ou écoles.
Retrait
L'agrément peut être retiré en cas de non-respect des règles encadrant l'organisation des formations.
Chapitre 7

Questions3 min

Les tarifs varient d'un institut à l'autre parce que deux régimes coexistent, public et privé.

Coût total
L'inscription coûte 170 à 243 euros selon l'année, en institut public.
CVEC à part
L'interdiction de frais ne couvre pas la contribution de vie étudiante.
Deux régimes
Un institut public est financé par obligation, un privé par simple faculté.

Posté par

Anthony BAILLON

Masseur-Kinésithérapeute


Un arrêté fixe le montant, et il ajoute une interdiction que presque personne ne cite : dans un institut public, aucun frais de scolarité supplémentaire ne peut être demandé. L'interdiction ne borne que ce que l'institut réclame : la contribution de vie étudiante et de campus, elle, reste due à l'inscription. Le reste du coût réel se comprend en lisant qui finance quoi, parce que le code traite les instituts publics et privés très différemment.

Ce que cette page a lu, et quand.
  • Les articles L. 4383-1 à L. 4383-6 du code de la santé publique, chapitre « Compétences respectives de l'Etat et de la région », lus sur la page de section portant la mention « EN VIGUEUR AU 31/08/2026 ».
  • Chaque article a été relu avec sa ligne d'état : L. 4383-4 et L. 4383-6 remontent au 17 août 2004, L. 4383-2, L. 4383-3 et L. 4383-5 au 1er janvier 2015, L. 4383-1 au 19 mai 2011.
  • L'arrêté du 27 mars 2023 relatif aux droits d'inscription dans les instituts de formation en masso-kinésithérapie, article 1er en vigueur depuis le 31 mars 2023, page portant la même mention « EN VIGUEUR AU 31/08/2026 » : les deux montants et l'interdiction de frais supplémentaires.
  • Les montants datent de l'arrêté de 2023 et s'appliquent « à partir de l'année universitaire 2023-2024 ». Nous n'avons trouvé aucune version postérieure de cet article, et nous ne les actualisons pas nous-mêmes.
  • L'article L. 841-5 du code de l'éducation, version en vigueur depuis le 3 août 2023, pour la contribution de vie étudiante et de campus, et la page officielle cvec.etudiant.gouv.fr, consultée le 31 août 2026, pour le montant de l'année universitaire 2026-2027.

Le montant, et l'interdiction qui l'accompagne

Il existe bien un texte qui chiffre, et il tient en un article. L'arrêté du 27 mars 2023, pris au visa des articles L. 4383-5 et D. 4321-22 du code de la santé publique, dispose que « les montants annuels des droits d'inscription acquittés pour le diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute à partir de l'année universitaire 2023-2024 sont les suivants : 1° 170 euros pour la première et la deuxième année en institut de formation préparant au diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute ; 2° 243 euros pour la troisième et la quatrième année ».

Puis vient la phrase qui change tout, et que nous n'avons vue reprise nulle part : « Aucun frais de scolarité supplémentaire ne peut être demandé aux étudiants des instituts de formations publics préparant au diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute. »

Ce que cela veut dire concrètement

Dans un institut public, l'arrêté borne ce que l'institut peut réclamer : ces droits d'inscription, et rien de plus au titre de la scolarité. Il ne borne pas ce qui reste dû en dehors de l'institut, à commencer par la contribution de vie étudiante et de campus. Un institut public qui réclamerait des frais en plus sortirait de ce que l'arrêté autorise. L'interdiction ne vise que les instituts publics : elle ne dit rien des instituts privés, dont le régime de financement est différent, et c'est précisément l'objet de la suite.

Ce que l'État garde, ce que la région reçoit

Le partage est net, et il explique presque tout le reste. L'article L. 4383-1 laisse à l'État le contenu : « L'Etat fixe les conditions d'accès aux formations […] Il détermine les programmes de formation, l'organisation des études, les modalités d'évaluation des étudiants ou élèves. Il délivre les diplômes. » Le directeur général de l'agence régionale de santé, lui, « contrôle le suivi des programmes et la qualité de la formation ».

Tout le reste, c'est-à-dire l'existence même des instituts et leur financement, relève de la région. C'est ce basculement qui rend vaine la recherche d'un tarif national.

Répartition des compétences : l'État fixe les conditions d'accès, les programmes, l'organisation des études et délivre les diplômes ; la région autorise les instituts, finance les instituts publics, répartit les places et attribue les aides aux étudiants Deux colonnes, et le prix n'est dans aucune des deux L'État, article L. 4383-1 les conditions d'accès aux formations les programmes et l'organisation les modalités d'évaluation la délivrance des diplômes le contrôle par l'ARS La région, articles L. 4383-2 à -5 l'autorisation d'ouvrir un institut le financement des instituts publics la répartition des places entre instituts les aides aux élèves et étudiants l'agrément des directeurs Aucun des six articles du chapitre ne fixe de frais de scolarité, ni de plafond, ni de fourchette.
Chercher un prix dans ces textes, c'est chercher une réponse dans la mauvaise colonne.

Public ou privé : une charge, ou une simple possibilité

C'est l'article décisif, et il tient en deux phrases. L'article L. 4383-5 dispose : « La région a la charge du fonctionnement et de l'équipement des écoles et instituts mentionnés à l'article L. 4383-3 lorsqu'ils sont publics. Elle peut participer au financement du fonctionnement et de l'équipement de ces établissements lorsqu'ils sont privés. »

Une obligation d'un côté, une faculté de l'autre. Le même article ajoute que « la subvention de fonctionnement et d'équipement est versée annuellement aux organismes qui gèrent ces écoles et instituts » et que « les dépenses et les ressources de ces établissements sont identifiées dans un budget spécifique ». Il règle enfin la question des personnels : ceux des instituts relevant d'un établissement public de santé sont recrutés, gérés et rémunérés par cet établissement selon la loi du 9 janvier 1986 sur la fonction publique hospitalière ; « les écoles et instituts privés recrutent, gèrent et rémunèrent leurs personnels ».

La phrase qui explique l'écart

Un institut public voit son fonctionnement pris en charge par la région. Un institut privé peut voir ce fonctionnement financé, ou pas. Ce qui n'est pas couvert par la subvention se retrouve nécessairement ailleurs, et l'ailleurs le plus immédiat, ce sont les frais demandés à l'étudiant.

PosteInstitut publicInstitut privé
Fonctionnement et équipementÀ la charge de la régionLa région peut participer
Forme du financementUne subvention versée annuellement aux organismes gestionnaires
TraçabilitéDépenses et ressources identifiées dans un budget spécifique
PersonnelsRecrutés et rémunérés par l'établissement public de santé dont relève l'institutRecrutés, gérés et rémunérés par l'institut
Aides aux étudiantsAttribuées par la région, dans les deux cas, dès lors que l'institut est autorisé
Droits d'inscription annuels170 € en 1re et 2e année d'institut, 243 € en 3e et 4e, arrêté du 27 mars 2023
Frais de scolarité en plus des droitsInterdits par l'arrêté du 27 mars 2023L'interdiction ne vise que les instituts publics
Contribution de vie étudiante et de campusDue lors de l'inscription à une formation initiale dans l'enseignement supérieur, en dehors de l'arrêté : 105 € pour 2026-2027

Les aides sont régionales, et sans condition de résidence

L'article L. 4383-4 est court et il contient une règle que peu de candidats connaissent. « La région est compétente pour attribuer des aides aux élèves et étudiants inscrits dans les instituts et écoles de formation autorisés en application de l'article L. 4383-3. La nature, le niveau et les conditions d'attribution de ces aides sont fixés par délibération du conseil régional. Aucune condition de résidence ne peut être exigée des élèves et étudiants. Un décret fixe les règles minimales de taux et de barème de ces aides. »

Les aides aux étudiants : la région est compétente, le conseil régional en fixe la nature, le niveau et les conditions par délibération, un décret fixe des règles minimales de taux et de barème, et aucune condition de résidence ne peut être exigée Où se demande une aide, et ce qui ne peut pas vous être opposé La région décide la nature, le niveau et les conditions d'attribution, par délibération du conseil régional Un décret encadre il fixe les règles minimales de taux et de barème de ces aides Interdit « Aucune condition de résidence ne peut être exigée » Être admis dans un institut d'une autre région que la sienne n'est donc pas, en soi, un motif de refus d'aide. Le barème, lui, se lit dans la délibération du conseil régional concerné, que cette page ne reproduit pas.
Source : article L. 4383-4, version en vigueur depuis le 17 août 2004.

Combien de places, et qui les répartit

La question du coût rejoint ici celle de l'accès. L'article L. 4383-2 organise la fixation du nombre d'étudiants admis en première année. Pour une formation sanctionnée par un diplôme de l'enseignement supérieur, ce qui est le cas du diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute, ce nombre est fixé « par arrêté des ministres chargés de la santé et de l'enseignement supérieur, qui recueillent préalablement une proposition de la région ».

Deux précisions du texte méritent d'être lues jusqu'au bout. D'abord, si l'arrêté s'écarte de ce que la région a proposé, il « est motivé au regard de l'analyse des besoins de la population et des perspectives d'insertion professionnelle ». Ensuite, la répartition locale n'appartient pas à l'État : « Dans chaque région, le nombre d'étudiants ou d'élèves à admettre en première année pour une formation donnée est réparti entre les instituts ou écoles par le conseil régional, sur la base du schéma régional des formations sanitaires. »

Chaîne de décision du nombre de places : la région formule une proposition, les ministres chargés de la santé et de l'enseignement supérieur fixent le nombre par arrêté et le motivent s'ils s'en écartent, puis le conseil régional répartit les places entre les instituts Le nombre de places, de la proposition à la répartition La région propose proposition recueillie préalablement Les ministres fixent par arrêté, motivé s'il s'écarte de la proposition La région répartit entre les instituts, selon le schéma régional La motivation exigée porte sur « l'analyse des besoins de la population et des perspectives d'insertion professionnelle ». C'est le seul endroit du chapitre où le texte parle d'insertion, et il n'en dit rien de plus.
La région n'a pas le dernier mot sur le total national, mais elle a le premier, et le dernier sur la répartition.

Qui autorise un institut à ouvrir

L'article L. 4383-3 confie cette décision au président du conseil régional, « après avis du directeur général de l'agence régionale de santé ». Le même président « agrée, après avis du directeur général de l'agence régionale de santé, les directeurs des instituts ou écoles de formation ». Les instituts autorisés à dispenser une formation paramédicale initiale « participent au service public régional de la formation professionnelle ».

Le texte prévoit aussi le retrait : autorisations et agréments « peuvent être retirés en cas de non-respect des dispositions législatives ou réglementaires régissant l'organisation des formations et d'incapacité ou de faute grave des dirigeants ».

DécisionQui décideArticle
Programmes, organisation des études, diplômesL'ÉtatL. 4383-1
Contrôle du suivi des programmes et de la qualitéLe directeur général de l'ARSL. 4383-1
Nombre de places en première annéeArrêté ministériel, sur proposition de la régionL. 4383-2
Répartition des places entre institutsLe conseil régionalL. 4383-2
Autorisation d'ouvrir un institut, agrément du directeurLe président du conseil régional, après avis de l'ARSL. 4383-3
Aides aux élèves et étudiantsLe conseil régional, par délibérationL. 4383-4
Financement du fonctionnement et de l'équipementLa région, obligatoirement pour le publicL. 4383-5
Droits d'inscription annuelsFixés par arrêté, 170 € puis 243 €Arrêté du 27 mars 2023, hors du chapitre L. 4383
Contribution de vie étudiante et de campusLa loi, montant indexé chaque annéeL. 841-5 du code de l'éducation, hors code de la santé publique

Questions fréquentes

Pourquoi les frais varient-ils autant d'un IFMK à l'autre ?

Parce que le code distingue deux régimes. L'article L. 4383-5 du code de la santé publique dispose que la région a la charge du fonctionnement et de l'équipement des écoles et instituts lorsqu'ils sont publics, et qu'elle peut participer à ce financement lorsqu'ils sont privés. Une obligation d'un côté, une simple faculté de l'autre.

Combien coûtent les droits d'inscription en IFMK ?

L'arrêté du 27 mars 2023 fixe, à partir de l'année universitaire 2023-2024, 170 euros pour la première et la deuxième année en institut de formation et 243 euros pour la troisième et la quatrième. Le même article ajoute qu'aucun frais de scolarité supplémentaire ne peut être demandé aux étudiants des instituts publics. Cette interdiction ne couvre pas la contribution de vie étudiante et de campus, qui reste due à l'inscription.

La CVEC est-elle due quand on étudie en IFMK ?

Oui, et elle s'ajoute aux droits d'inscription. Le II de l'article L. 841-5 du code de l'éducation met la contribution de vie étudiante et de campus à la charge de l'étudiant lors de son inscription à une formation initiale dans un établissement d'enseignement supérieur. Le site officiel affiche 105 euros pour 2026-2027, et l'attestation d'acquittement, par paiement ou par exonération, doit être présentée à l'inscription. Le texte exonère les boursiers de l'enseignement supérieur ou allocataires d'une aide annuelle, les réfugiés, bénéficiaires de la protection subsidiaire et demandeurs d'asile, et les élèves des classes préparatoires militaires. La foire aux questions officielle range dans la première catégorie les bourses attribuées par les conseils régionaux aux étudiants des formations paramédicales : un étudiant d'IFMK boursier de sa région est donc exonéré, et, faute de transmission de la liste au CROUS, il paie d'abord puis demande le remboursement dès l'obtention de sa notification de bourse, avant le 31 mai.

Qui attribue les aides aux étudiants en kinésithérapie ?

La région. L'article L. 4383-4 dispose qu'elle est compétente pour attribuer des aides aux élèves et étudiants inscrits dans les instituts autorisés, et que la nature, le niveau et les conditions d'attribution de ces aides sont fixés par délibération du conseil régional. Un décret fixe des règles minimales de taux et de barème.

Faut-il habiter la région pour obtenir son aide ?

Non, et le texte le dit en une phrase : aucune condition de résidence ne peut être exigée des élèves et étudiants. C'est une règle utile à connaître quand on est admis dans un institut situé hors de sa région d'origine.

Qui décide du nombre de places en première année ?

Pour une formation sanctionnée par un diplôme de l'enseignement supérieur, le nombre est fixé par arrêté des ministres chargés de la santé et de l'enseignement supérieur, qui recueillent préalablement une proposition de la région. Si l'arrêté s'écarte de cette proposition, il doit être motivé au regard de l'analyse des besoins de la population et des perspectives d'insertion professionnelle.

Qui répartit ces places entre les instituts d'une même région ?

Le conseil régional, sur la base du schéma régional des formations sanitaires. C'est donc la région qui décide combien de places chaque institut ouvre, à l'intérieur du total fixé au niveau national.

Qui autorise l'ouverture d'un institut de formation ?

Le président du conseil régional, après avis du directeur général de l'agence régionale de santé. Il agrée également les directeurs de ces instituts, et l'autorisation comme l'agrément peuvent être retirés en cas de non-respect des textes régissant l'organisation des formations.

Les sources, une par une

  1. Arrêté du 27 mars 2023 relatif aux droits d'inscription dans les instituts de formation en masso-kinésithérapie, article 1er en vigueur depuis le 31 mars 2023, pris au visa des articles L. 4383-5 et D. 4321-22 du code de la santé publique : les montants de 170 et 243 euros à partir de l'année universitaire 2023-2024, et l'interdiction de tout frais de scolarité supplémentaire dans les instituts publics. Consulter sur Légifrance.
  2. Articles L. 4383-1 à L. 4383-6 du code de la santé publique, chapitre « Compétences respectives de l'Etat et de la région », lus sur la page de section à la date du jour, qui porte la mention « EN VIGUEUR AU 31/08/2026 ». Chaque article a été relu avec sa ligne d'état, aucun n'est abrogé ni transféré. Consulter sur Légifrance.
  3. Article L. 4383-1, version en vigueur depuis le 19 mai 2011 : les compétences de l'État sur les programmes, l'organisation des études et la délivrance des diplômes, et le contrôle exercé par le directeur général de l'agence régionale de santé.
  4. Article L. 4383-2, version en vigueur depuis le 1er janvier 2015 : la fixation du nombre d'étudiants par arrêté après proposition de la région, l'obligation de motivation en cas d'écart, et la répartition entre instituts par le conseil régional.
  5. Article L. 4383-3, même version : l'autorisation de création par le président du conseil régional après avis de l'ARS, l'agrément des directeurs et les cas de retrait.
  6. Article L. 4383-4, version en vigueur depuis le 17 août 2004 : la compétence de la région pour attribuer des aides, la délibération du conseil régional, l'interdiction d'exiger une condition de résidence et le décret fixant les règles minimales de taux et de barème.
  7. Article L. 4383-5, version en vigueur depuis le 1er janvier 2015 : la charge du fonctionnement et de l'équipement pour les instituts publics, la faculté de participation pour les privés, la subvention annuelle, le budget spécifique et le régime des personnels.
  8. Article L. 841-5 du code de l'éducation, version en vigueur depuis le 3 août 2023 : la contribution de vie étudiante et de campus due « chaque année par les étudiants lors de leur inscription à une formation initiale dans un établissement d'enseignement supérieur », ses trois cas d'exonération et son montant de 90 euros indexé chaque année universitaire. Consulter sur Légifrance.
  9. Site officiel de la contribution de vie étudiante et de campus, consulté le 31 août 2026 : le montant de 105 euros pour l'année universitaire 2026-2027, l'attestation à obtenir « préalablement à son inscription » par paiement ou exonération, et la mention des boursiers des formations sanitaires et sociales « de certaines régions » parmi les exonérés. Consulter le site officiel.
  10. Foire aux questions officielle sur la contribution de vie étudiante et de campus, direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle, consultée le 31 août 2026 : les bourses ouvrant droit à l'exonération comprennent « celles attribuées par les conseils régionaux aux étudiants inscrits dans les formations paramédicales ou médico-sociales », et ces étudiants sont « bien exonérés du paiement de la CVEC », à charge pour eux d'en demander le remboursement au CROUS « avant le 31 mai » s'ils l'ont acquittée. Consulter la foire aux questions.

Ce que cette page ne fait pas. Elle ne donne aucun montant pour les instituts privés : l'arrêté du 27 mars 2023 fixe des droits d'inscription et interdit les frais supplémentaires dans les instituts publics, il ne dit rien du privé, et nous ne présenterons pas comme une règle un chiffre relevé sur des sites d'établissements. Elle ne reproduit pas les barèmes d'aide, qui figurent dans les délibérations de chaque conseil régional. Elle ne cite pas le décret fixant les règles minimales de taux et de barème, que nous n'avons pas lu. Elle ne dit rien du logement ni des transports, qui relèvent d'autres dispositifs, et elle ne détaille pas les bourses de l'enseignement supérieur, qu'elle ne cite que comme motif d'exonération de la contribution de vie étudiante et de campus. Elle ne chiffre pas le coût complet d'une année : hors droits d'inscription, cette contribution est la seule dépense qu'elle documente, parce qu'un texte la fixe. Enfin, elle ne donne pas le nombre de places ouvertes : le chapitre organise qui le fixe, pas quel il est.

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Anthony Baillon, kinésithérapeute et co-fondateur de Physio Learning
✍️ Auteur

Anthony Baillon

Kiné · co-fondateur de Physio Learning

Marqué à vie par son premier cours magistral de 4 heures sans une seule image, il a fait un M2 d'ingénierie pédagogique pour que ça n'arrive plus jamais à personne. Il traque les biais de publication et les diapos illisibles avec la même intransigeance.

KinéIngénieur pédagogiqueDesign du soin
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Robin Vervaeke, responsable scientifique de Physio Learning✓ Vérifié

Robin Vervaeke

Responsable scientifique

Kinésithérapeute spécialisé en neuro-musculosquelettique et diplômé d'un Master 2 en santé publique. Il valide la rigueur méthodologique de chaque article : sources primaires, niveaux de preuve, pas d'exception.

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