La plupart des fiches métier décrivent le kinésithérapeute de 2019 : trois ou quatre ans d'études, un professionnel qui attend une ordonnance, un salaire donné sans source. Les trois sont faux aujourd'hui. Voici ce que les textes en vigueur au 31 août 2026 autorisent réellement, ce que le parcours de formation est devenu depuis décembre 2025, et ce que l'Assurance Maladie mesure vraiment quand elle publie un chiffre.
- article L. 4321-1 du code de la santé publique, version en vigueur depuis le 29 juillet 2026, modifiée par la loi n° 2026-668 du 27 juillet 2026 ;
- décret n° 2025-1239 et arrêté du 11 décembre 2025 : les dix semestres et les 300 crédits européens ;
- fiche « Masseurs-kinésithérapeutes libéraux », Cnam, données 2024, mise à jour du 26 novembre 2025 : les honoraires et la patientèle ;
- rapport d'activité 2025 du Conseil national de l'Ordre, données au 6 janvier 2026, et rapport 2024 sur la démographie, données au 1er janvier 2024 : les effectifs inscrits.
Ce que la loi autorise, article L. 4321-1 en main
Le métier n'est pas défini par une fiche de poste mais par un article de loi, et cet article a bougé quatre fois en dix ans. Sa version en vigueur depuis le 29 juillet 2026 pose d'abord un principe que beaucoup de descriptions oublient : « Le masseur-kinésithérapeute exerce son activité en toute indépendance et en pleine responsabilité ». Puis elle énumère des actes que le professionnel accomplit sans passer par un médecin.
| Ce que le kiné peut faire seul | Fondement | Depuis |
|---|---|---|
| Poser un diagnostic kinésithérapique et choisir les techniques qu'il estime les plus adaptées | Art. L. 4321-1, alinéas 1 et 6 | Socle historique |
| Adapter, dans le cadre d'un renouvellement, une prescription d'actes de masso-kinésithérapie de moins d'un an | Art. L. 4321-1, alinéa 9 | Loi du 19 mai 2023 |
| Prescrire les produits de santé nécessaires à sa profession, dont les substituts nicotiniques | Art. L. 4321-1, alinéa 9, liste par arrêté | Loi du 19 mai 2023 |
| Renouveler et adapter une prescription d'activité physique adaptée | Art. L. 4321-1, alinéa 11 | Loi du 19 mai 2023 |
| Recevoir un patient sans prescription, jusqu'à huit séances, en exercice coordonné | Art. L. 4321-1, alinéa 10 | Loi du 19 mai 2023 |
| Mesurer la pression artérielle en prévention du risque cardio-neuro-vasculaire | Art. L. 4321-1, alinéa 9 | 29 juillet 2026 |
| Accomplir les premiers actes de soins en urgence, en l'absence de médecin | Art. L. 4321-1, dernier alinéa | Socle historique |
La loi n° 2026-668 du 27 juillet 2026, consacrée à la stratégie nationale contre les maladies cardio-neuro-vasculaires, a glissé une phrase dans l'article L. 4321-1 : « Il est autorisé à mesurer la pression artérielle de patients dans une démarche de prévention des risques cardio-neuro-vasculaires. » Le même texte a donné cette possibilité aux pharmaciens. Ce n'est pas un détail de rédaction : c'est l'entrée officielle du kinésithérapeute dans le dépistage cardiovasculaire, un mois avant la publication de cette page.
L'accès sans prescription : où, combien, à quelles conditions
C'est le point le plus mal raconté du métier, parce que deux dispositifs différents coexistent et que beaucoup les confondent. Tous deux viennent de l'article 3 de la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023, mais ils ne s'appliquent pas au même endroit.
Le premier est inscrit dans le code de la santé publique, donc permanent. Par dérogation au principe de la prescription, le kinésithérapeute exerce sans ordonnance dans les établissements de santé, dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux, et dans les structures d'exercice coordonné visées aux articles L. 1411-11-1, L. 6323-1 et L. 6323-3 : équipe de soins primaires, centre de santé, maison de santé. La limite est de huit séances par patient, et seulement si le patient n'a pas eu de diagnostic médical préalable.
Le second est une expérimentation, ouverte pour cinq ans et bornée à vingt départements, pour les kinésithérapeutes participant à une communauté professionnelle territoriale de santé. Elle ne se confond pas avec le régime permanent : la CPTS ne figure pas dans la liste des structures de l'article L. 4321-1.
Le compte rendu n'est pas facultatif. Le texte impose qu'un bilan initial et un compte rendu des soins soient « systématiquement adressés au médecin traitant du patient ainsi qu'à ce dernier et reportés dans le dossier médical partagé ». L'accès sans prescription ne supprime pas le médecin du parcours, il déplace le moment où il entre.
Devenir kiné : dix semestres, et non plus quatre années
C'est le second point sur lequel presque toutes les fiches métier en ligne sont périmées. Le décret n° 2025-1239 du 11 décembre 2025 et l'arrêté du même jour ont réécrit l'architecture de la formation. L'arrêté du 2 septembre 2015, dans sa version consolidée, énonce désormais que « la formation conduisant au diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute est organisée en dix semestres ».
Le changement n'est pas cosmétique. L'année universitaire préalable, jusque-là hors du diplôme, est intégrée au premier cycle et vaut 60 crédits. Le volume total passe de 240 à 300 crédits européens, ce qui aligne enfin la valeur en crédits sur le grade de master conféré de plein droit. Un article de l'ancienne rédaction, le D. 4321-18, est abrogé.
| Étape | Contenu | Crédits |
|---|---|---|
| Semestres 1 et 2 | Première année universitaire validée, hors institut de formation | 60 |
| Semestres 3 à 6 | Fin du premier cycle, en institut de formation en masso-kinésithérapie | 120 |
| Semestres 7 à 10 | Second cycle, en institut de formation | 120 |
| Total | Dix semestres, diplôme d'État conférant le grade de master | 300 |
La confusion est partout, y compris sur des pages professionnelles. Le décret n° 2021-1085 du 13 août 2021 a inscrit « diplôme d'État de masseur kinésithérapeute obtenu à compter de juin 2021 » dans la liste des diplômes conférant le grade de master, à l'article D. 636-69-1 du code de l'éducation. Un grade universitaire ouvre les mêmes droits de poursuite d'études qu'un master ; ce n'est pas un diplôme de master. Dire qu'un kiné sort avec un Master 2 est faux, et se remarque dans un dossier de candidature.
Où exercent les kinés, et combien sont-ils
Deux compteurs officiels coexistent, ils ne comptent pas la même chose, et les confondre produit des écarts de plus de vingt mille personnes.
L'Ordre recense les inscrits au tableau. Son rapport d'activité 2025 en dénombre 113 632 au 6 janvier 2026, dont 108 247 actifs : 93 018 en libéral et 15 229 en salariat. La densité s'établit à 16,45 pour 10 000 habitants en 2025, contre 12,24 en 2016. Le même rapport donne ses chiffres 2024, ce qui permet une comparaison à base constante : les libéraux gagnent 2 482 professionnels quand le salariat en perd 476. Nous avons détaillé ces séries dans notre fiche sur la démographie de la profession.
Le rapport 2024 sur la démographie, plus ancien, raisonnait par collège et non par activité : au 1er janvier 2024 il comptait 105 658 professionnels, dont 89 809 au collège libéral, soit 85,0 %, et 15 849 en salariat exclusif. Les deux découpages ne se comparent pas terme à terme, et nous ne les enchaînons donc pas en série.
L'Assurance Maladie compte autre chose : les professionnels conventionnés ayant eu au moins un remboursement dans l'année. Elle dénombre 82 101 masseurs-kinésithérapeutes conventionnés libéraux au 31 décembre 2024, dont 4 156 installés dans l'année, avec une densité de 120 pour 100 000 habitants. 98 % exercent en libéral exclusif, et moins d'un sur dix a 60 ans ou plus. L'âge moyen est de 42,2 ans chez les hommes et de 38,9 ans chez les femmes.
L'écart entre les 89 809 libéraux de l'Ordre et les 82 101 conventionnés de la Cnam n'est pas une erreur : il tient aux remplaçants, aux non conventionnés et aux professionnels sans activité remboursée sur l'année. Quand une source annonce un effectif, la question utile est toujours « inscrits, ou conventionnés ».
Ce que ça rapporte, en distinguant honoraires et revenu
La plupart des fiches métier annoncent un salaire net sans dire d'où il vient. La seule mesure publique solide en libéral porte sur des honoraires, pas sur un revenu : ce sont les honoraires sans dépassement, avant toute charge.
En 2024, ils atteignent 6,802 milliards d'euros pour la profession, soit 82 852 € par professionnel, et 84 670 € pour un actif à part entière, catégorie qui regroupe 74 668 kinés, 91 % de l'effectif. En moyenne, un kiné voit 209 patients uniques dans l'année, mais la dispersion est large : environ 360 patients pour les 10 % les plus actifs, environ 70 pour les 10 % les moins actifs.
Ces 84 670 € ne sont pas un revenu. Il faut en soustraire le loyer, le matériel, l'assurance, les cotisations sociales et la retraite. L'ordre de grandeur de ces prélèvements se lit dans les textes que nous avons détaillés ailleurs : l'assiette et le barème URSSAF d'une part, les quatre cotisations CARPIMKO d'autre part. Quiconque vous annonce un net mensuel sans passer par ces deux étapes vous donne une estimation, pas une mesure.
Côté salariat public, le repère est indiciaire. Le masseur-kinésithérapeute relève de la catégorie A de la fonction publique hospitalière depuis le 1er octobre 2021. Le décret n° 2021-1264 du 29 septembre 2021 fixe une classe normale de onze échelons, de l'indice brut 489 à l'indice brut 886, et une classe supérieure de neuf échelons, de l'indice brut 614 à l'indice brut 940. La valeur du point est gelée depuis le 1er juillet 2023, à 5 907,34 € par an pour l'indice majoré 100, soit 59,0734 € par point et par an. S'y ajoute le complément de traitement indiciaire, fixé à 49 points d'indice majoré, soit environ 241 € bruts par mois au point actuel.
Le revenu libéral se calcule en croisant une source fiscale, la déclaration 2035, et une source sociale. Aucun de ces croisements n'est publié en temps réel, et les chiffres qui circulent sont des moyennes de moyennes dont on ne connaît ni l'année ni le périmètre. Nous préférons publier des honoraires datés et vous donner les deux textes qui en déduisent les charges plutôt qu'un nombre rond invérifiable.
Les obligations qui ne se voient pas de l'extérieur
Une fiche métier qui s'arrête aux gestes techniques rate la moitié du travail. Voici ce qui conditionne le droit d'exercer, et qui coûte du temps chaque année.
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L'enregistrement du diplôme et l'inscription au tableau
L'article L. 4321-10 du code de la santé publique conditionne l'exercice à deux formalités cumulatives : l'enregistrement des diplômes auprès du service désigné par le ministre chargé de la santé, et l'inscription au tableau tenu par l'Ordre. L'un ne remplace pas l'autre.
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L'assurance de responsabilité civile professionnelle
Elle n'est pas une option de confort mais une obligation légale, assortie de plafonds minimaux et d'une garantie subséquente dont la durée surprend souvent. Nous l'avons détaillée dans la fiche consacrée à la RC professionnelle.
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Le développement professionnel continu et la certification périodique
Deux obligations distinctes, souvent confondues, avec deux calendriers et deux logiques de preuve. Voir le DPC en 2026 et la certification périodique.
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Le conventionnement, qui dépend de l'adresse
S'installer en libéral ne donne pas automatiquement accès à la convention. Le zonage de l'Assurance Maladie commande, et dans les zones les plus denses la règle du départ pour une arrivée s'applique. Voir le conventionnement en zone non prioritaire.
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Ce que vous avez le droit de facturer en plus, et ce que vous n'avez pas le droit de facturer
La frontière entre acte hors nomenclature et dépassement d'honoraires est écrite, et elle est plus étroite que ce qui se pratique. Voir dépassements et hors nomenclature.
Les évolutions possibles, sans quitter le métier
La spécialisation par domaine, la plus courante, ne passe pas par un titre protégé : elle se construit par la formation continue et par la patientèle qui suit. Trois autres voies existent et sont moins visibles.
La première est l'exercice coordonné, qui n'est plus seulement une organisation mais une condition d'accès à des prérogatives : c'est en structure coordonnée que s'ouvre l'accès sans prescription. Un kiné qui rejoint une maison de santé ne change pas de métier, il change de périmètre légal. Le sujet des CPTS relève de la même logique.
La deuxième est l'enseignement et la recherche, que l'article L. 4321-1 mentionne explicitement : « Le masseur-kinésithérapeute peut également concourir à la formation initiale et continue ainsi qu'à la recherche. » Le passage à 300 crédits et le grade de master rendent la poursuite en doctorat mécaniquement plus lisible.
La troisième est la prévention, qui vient de gagner un fondement juridique avec la mesure de la pression artérielle. C'est un signal : le législateur place progressivement le kinésithérapeute dans des rôles de dépistage, à côté du pharmacien.
Questions fréquentes
Un masseur-kinésithérapeute peut-il recevoir un patient sans ordonnance ?
Oui, mais pas partout. L'article L. 4321-1 du code de la santé publique autorise le masseur-kinésithérapeute à pratiquer son art sans prescription médicale dans les établissements de santé, dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux et dans les structures d'exercice coordonné, dans la limite de huit séances par patient et lorsque le patient n'a pas eu de diagnostic médical préalable. Un bilan initial et un compte rendu sont adressés au médecin traitant et au patient, et reportés dans le dossier médical partagé. Hors de ces cadres, la prescription reste la règle.
Combien d'années d'études faut-il pour devenir masseur-kinésithérapeute ?
Cinq ans après le baccalauréat. Depuis le décret n° 2025-1239 du 11 décembre 2025, la formation conduisant au diplôme d'État est organisée en dix semestres, dont la première année universitaire validée qui vaut 60 crédits, suivie de quatre années en institut de formation. Le total est passé de 240 à 300 crédits européens.
Le diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute est-il un master ?
Il confère le grade de master, ce qui n'est pas la même chose qu'un diplôme de master. Le décret n° 2021-1085 du 13 août 2021 a ajouté le diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute à la liste des diplômes conférant le grade de master, pour les diplômes obtenus à compter de juin 2021. Parler d'un Master 2 de kinésithérapie est donc inexact.
Un masseur-kinésithérapeute a-t-il le droit de prescrire ?
Oui, dans un périmètre défini. Il peut prescrire, sauf indication contraire du médecin, les produits de santé nécessaires à l'exercice de sa profession, dont les substituts nicotiniques, sur une liste fixée par arrêté. Il peut aussi adapter, dans le cadre d'un renouvellement, les prescriptions médicales initiales d'actes de masso-kinésithérapie datant de moins d'un an, ainsi que renouveler et adapter les prescriptions d'activité physique adaptée.
Qu'est-ce que la loi du 27 juillet 2026 a changé pour les kinésithérapeutes ?
La loi n° 2026-668 du 27 juillet 2026 visant à doter la France d'une stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires a ajouté une phrase à l'article L. 4321-1 : le masseur-kinésithérapeute est autorisé à mesurer la pression artérielle de patients dans une démarche de prévention des risques cardio-neuro-vasculaires. Cette version de l'article est en vigueur depuis le 29 juillet 2026.
Combien gagne un masseur-kinésithérapeute ?
En libéral, l'Assurance Maladie mesure des honoraires, pas un revenu. En 2024, les honoraires sans dépassement moyens s'élèvent à 82 852 euros par professionnel, et à 84 670 euros pour un actif à part entière. Il faut en retirer les charges du cabinet, les cotisations URSSAF et les cotisations CARPIMKO pour obtenir un revenu. À l'hôpital public, le masseur-kinésithérapeute relève de la catégorie A, avec une grille allant de l'indice brut 489 au premier échelon de la classe normale à l'indice brut 940 au dernier échelon de la classe supérieure.
Combien y a-t-il de masseurs-kinésithérapeutes en France ?
Deux compteurs coexistent et ne mesurent pas la même chose. L'Ordre recense 113 632 kinésithérapeutes inscrits au tableau au 6 janvier 2026, dont 108 247 actifs, parmi lesquels 93 018 exercent en libéral. L'Assurance Maladie dénombre 82 101 masseurs-kinésithérapeutes conventionnés libéraux au 31 décembre 2024, un périmètre plus étroit qui exclut notamment les non conventionnés.
Sources
- Code de la santé publique, chapitre Ier « Masseur-kinésithérapeute », articles L. 4321-1 à L. 4321-22. La version de l'article L. 4321-1 en vigueur depuis le 29 juillet 2026 porte la définition du métier, l'indépendance d'exercice, l'adaptation des prescriptions, la prescription de produits de santé, la mesure de la pression artérielle, la dérogation d'accès sans prescription et les premiers actes en urgence. Consulter sur Légifrance.
- Loi n° 2026-668 du 27 juillet 2026 visant à doter la France d'une stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires, article 2 : ajout de la mesure de la pression artérielle à l'article L. 4321-1 et à l'article L. 5125-1-1 A pour les pharmaciens. Consulter sur Légifrance.
- Loi n° 2023-379 du 19 mai 2023 portant amélioration de l'accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, article 3 : modification de l'article L. 4321-1 et expérimentation ouverte pour cinq ans dans vingt départements au plus. Consulter sur Légifrance.
- Article L. 1411-11-1 du code de la santé publique : définition de l'équipe de soins primaires, qui peut prendre la forme d'un centre de santé ou d'une maison de santé. Consulter sur Légifrance.
- Décret n° 2025-1239 du 11 décembre 2025 relatif au diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute, publié au Journal officiel n° 0297 du 19 décembre 2025 : dix semestres à l'article D. 4321-16, passage de 240 à 300 crédits à l'article D. 4321-20, abrogation de l'article D. 4321-18. Consulter sur Légifrance.
- Arrêté du 11 décembre 2025 modifiant l'arrêté du 2 septembre 2015 relatif au diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute, même Journal officiel. Consulter sur Légifrance.
- Arrêté du 2 septembre 2015 relatif au diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute, version consolidée : « la formation conduisant au diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute est organisée en dix semestres ». Consulter sur Légifrance.
- Décret n° 2021-1085 du 13 août 2021 relatif au diplôme d'État de masseur kinésithérapeute conférant le grade de master, publié au Journal officiel n° 0189 du 15 août 2021 : inscription à l'article D. 636-69-1 du code de l'éducation, pour les diplômes obtenus à compter de juin 2021. Consulter sur Légifrance.
- Décret n° 2021-1264 du 29 septembre 2021 fixant l'échelonnement indiciaire applicable aux corps des personnels de rééducation de la catégorie A de la fonction publique hospitalière, en vigueur au 1er octobre 2021 : classe normale de l'indice brut 489 à 886, classe supérieure de 614 à 940. Consulter sur Légifrance.
- Décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 relatif au versement d'un complément de traitement indiciaire à certains agents publics : 49 points d'indice majoré depuis le 1er décembre 2020 dans les établissements publics de santé. Consulter sur Légifrance.
- Décret n° 2023-519 du 28 juin 2023 portant majoration de la rémunération des personnels civils et militaires de l'État, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d'hospitalisation : valeur annuelle de l'indice majoré 100 portée à 5 907,34 € au 1er juillet 2023. Consulter sur Légifrance.
- Assurance Maladie, fiche « Zoom sur les masseurs-kinésithérapeutes libéraux », année 2024, source Système national des données de santé, Cnam/DSES/DEOS, mise à jour du 26 novembre 2025 : 82 101 professionnels, 4 156 installations, densité 120 pour 100 000 habitants, honoraires sans dépassement de 82 852 € en moyenne et 84 670 € pour un actif à part entière, 209 patients uniques par an. Consulter sur ameli.fr.
- Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes, Rapport d'activité 2025, document produit le 24 juillet 2026 : 113 632 inscrits au tableau au 6 janvier 2026 dont 108 247 actifs, 93 018 en libéral et 15 229 en salariat, densité de 16,45 pour 10 000 habitants en 2025.
- Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes, rapport 2024 sur la démographie, données extraites au 1er janvier 2024 : 55 200 femmes et 50 458 hommes, 89 809 inscrits au collège libéral soit 85,0 %, 15 849 salariés exclusifs soit 15,0 %, densité générale de 154,5 pour 100 000 habitants. Consulter sur ordremk.fr.
- DREES, Études et Résultats n° 1075, juillet 2018 : projection des effectifs de masseurs-kinésithérapeutes à l'horizon 2040 à politiques inchangées. Consulter sur drees.solidarites-sante.gouv.fr.
Ce que cette page ne fait pas : elle ne publie pas de salaire net moyen en libéral, parce qu'aucune source publique récente n'en mesure un sur un périmètre stable. Elle ne convertit pas non plus les indices bruts hospitaliers en euros nets : le passage par l'indice majoré, les primes et les sujétions dépend de l'établissement et du poste.
Le reste du dossier d'exercice : l'URSSAF et l'assiette 2026, les cotisations CARPIMKO, la déclaration 2035, le régime invalidité-décès et l'exonération fiscale en quartier prioritaire.



