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Neurologie en kinésithérapie : atteintes centrales et périphériques

Deux mondes sous un même mot : la rééducation des atteintes centrales, et le repérage neurologique en cabinet musculo-squelettique.

La neurologie recouvre en kinésithérapie deux pratiques qui n'ont presque rien en commun. D'un côté la rééducation des atteintes centrales installées, accident vasculaire cérébral, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, où le travail se déploie sur des mois et vise l'autonomie fonctionnelle plus que la récupération du déficit. De l'autre le repérage neurologique en consultation musculo-squelettique, où la question est de savoir si la douleur qu'on a devant soi est bien celle qu'on croit.

Ce second versant est le plus exposé. Une névralgie cervico-brachiale se présente comme une épaule douloureuse, un canal carpien comme une tendinopathie du poignet, un névrome de Morton comme une métatarsalgie mécanique, un syndrome du défilé thoracique comme une contracture. La distinction ne tient pas à un test isolé mais à la cohérence d'un faisceau : topographie, horaire, signes moteurs, sensibilité, réponse aux positions. Se tromper de cadre, c'est traiter pendant des semaines un tissu qui n'est pas en cause.

Pour les atteintes centrales, le déplacement de fond est celui de l'intensité et de la spécificité de la tâche. On sait aujourd'hui que la répétition orientée vers une activité concrète, à une dose suffisante, produit davantage qu'un travail analytique généraliste, et que l'entretien de l'activité physique modifie la trajectoire fonctionnelle bien au-delà de la phase initiale. Reste à traduire cela en séances réalisables en cabinet ou à domicile.

S'ajoute une zone grise que la pratique rencontre de plus en plus : les suites de commotion cérébrale et les tableaux dysautonomiques, où la plainte est diffuse, l'examen pauvre et la reprise d'activité à doser finement. Ce sont des situations où l'excès de repos nuit autant que l'excès d'effort.

Les articles de cette section couvrent les deux versants, avec dans chaque cas les signes qui imposent un avis médical sans délai. En neurologie plus qu'ailleurs, le rôle du kinésithérapeute commence par ne pas laisser passer ce qui doit être vu ailleurs.

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